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Pyreg et Suez dévoilent une solution de pyrocarbonisation

06 mars 2026 Paru dans le N°490 ( mots)
© Pyreg – Alexander Friedrichkeit, CSO et membre de la direction exécutive de Pyreg.

La technologie développée par l’Allemand et le groupe français permet de produire du biochar à partir des boues d’épuration, ce qui contribue à la transition écologique et à l’économie circulaire.

Environ 340 millions de tonnes d’effluents industriels et agricoles, ainsi que de boues d’épuration des eaux usées sont produites en France chaque année. La gestion, le traitement et la valorisation de ces effluents représentent un défi croissant pour préserver notre environnement. L’Allemand Pyreg, spécialisé dans les solutions de pyrolyse des déchets organiques, et le groupe français Suez viennent d’annoncer avoir développé un nouveau procédé intégré de pyrocarbonisation, adaptable à toutes les typologies d’infrastructures, pour réduire significativement le volume de déchets issus des eaux usées municipales et industrielles, et séquestrer durablement le CO présent dans ces déchets.

Ce procédé, baptisé Pyrolis S2B, combine, dans une même unité, séchage et pyrolyse des déchets organiques, afin de transformer les boues déshydratées en biochar. Ces dernières sont d’abord séchées par une technologie basse consommation énergétique développée par Suez pour atteindre 90 % de matière sèche. Les boues ainsi séchées sont ensuite introduites dans le réacteur de Pyreg, où elles subissent une pyrolyse – l’opération consiste à chauffer la matière à une température d’environ +600 °C dans un environnement pauvre en oxygène.

Ce processus produit un biochar stable, riche en carbone et exempt de PFAS (per- and polyfluoroalkyl substances), et du gaz de pyrolyse. En plus d’être utilisé comme un amendement de sol, le biochar peut aussi être intégré au béton, au ciment ou à l’asphalte pour en améliorer les performances et en réduire l’empreinte carbone. Le gaz de pyrolyse, à forte teneur en hydrocarbures, est ensuite intégralement oxydé à plus de +950 °C, ce qui permet de produire de la chaleur réutilisée pour les étapes de séchage basse consommation et de pyrolyse, optimisant ainsi l’efficacité énergétique de l’installation. L’oxydation à haute température permet également de détruire les PFAS qui seraient éventuellement encore présents dans le gaz de pyrolyse.

Une des solutions identifiées par le GIEC

« Cette technologie innovante de pyrocarbonisation, développée avec Pyreg, permet non seulement de traiter les boues d’épuration mais aussi de produire du biochar, une solution de séquestration durable du carbone et de soutien à l’économie circulaire. Ce partenariat démontre notre capacité à développer des procédés de pointe pour le traitement de l’eau, tout en accélérant la valorisation durable de nos ressources », se réjouit Grégory Tesse, directeur Infrastructure et Innovation pour les activités d’ingénierie et de construction de Suez. Le biochar issu du procédé Pyrolis S2B est d’ailleurs l’une des solutions identifiées par le GIEC pour lutter contre le changement climatique.

« En associant notre technologie à l’expertise de Suez, Pyrolis S2B est une avancée majeure en étant une solution immédiatement opérationnelle pour les exploitants du monde entier. Nous permettons aux municipalités et aux industriels de transformer des flux de déchets complexes en ressources précieuses et à empreinte carbone négative, et ce de manière efficace et fiable », ajoute Alexander Friedrichkeit (voir photographie), CSO et membre de la direction exécutive de Pyreg.


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