Le groupe français a été retenue dans le cadre du projet de modernisation de la station d’épuration existante de Fuglevik, dont l’un des objectifs est de se conformer aux nouvelles exigences, plus strictes, du gouvernement norvégien en matière d’élimination de l’azote.
Le fjord d’Oslo, écosystème vital qui soutient la biodiversité marine et les communautés côtières, subit une pression croissante due à la pollution par les nutriments provenant d’eaux usées insuffisamment traitées. Pour se conformer aux nouvelles exigences, plus strictes, du gouvernement norvégien en matière d’élimination de l’azote, la station d’épuration (STEP) existante de Fuglevik (Norvège) doit être modernisée afin de traiter des débits plus importants et d’assurer le traitement renforcé nécessaire à la préservation de la qualité de l’eau et de la vie aquatique.
Le groupe français Veolia s’est ainsi vu attribuer un contrat d’un montant de 28,5 millions d’euros pour l’extension et la modernisation de cette STEP. « En tant qu’entreprise intercommunale, nous avons une responsabilité importante de fournir des solutions durables à nos propriétaires et résidents. Notre collaboration avec Veolia nous donne accès à une technologie de classe mondiale, et, ensemble, nous démontrons qu’il est possible de combiner responsabilité environnementale, innovation et utilisation des ressources », affirme Hans Jørgen Halvoser, chef de projet chez la société intercommunale d’eau et d’assainissement desservant la région de Moss (Movar).
Le projet a d’abord fait l’objet d’une phase de conception afin d’identifier des solutions de traitement optimisées adaptées aux conditions et exigences locales. La station modernisée[1], qui desservira environ 85 000 personnes, mettra en œuvre plusieurs technologies de Veolia : le procédé Hybas à boues activées avec biomasse fixée (IFAS), qui combine les boues activées avec le réacteur à biofilm à lit mobile (MBBR) AnoxKaldnes – réduction des matières organiques et élimination de l’azote dans les eaux usées – , et le bioréacteur à membrane (MBR) ZeeWeed, qui produit une eau de très haute pureté et de faible densité de limon.
Un taux d’élimination affiché de 93 % du phosphore
Ce système intégré permettra d’atteindre des taux d’élimination de 99 % des microplastiques et particules, d’au moins 70 % de l’azote (voire plus de 85 %) et de 93 % du phosphore, ces polluants contribuant actuellement à la prolifération d’algues et à l’eutrophisation dans le fjord d’Oslo. De plus, le système avancé de récupération du phosphore de Veolia transformera les flux de déchets en ressources précieuses sous forme de struvite pour une utilisation dans les engrais organiques.
Par ailleurs, le biogaz généré lors du traitement des eaux usées fournira chauffage et électricité à la STEP elle-même. Et le projet minimise davantage l’impact environnemental, comparé à celui des systèmes conventionnels, en réutilisant les bâtiments et structures en béton existants dans l’étape de pré-clarification, réduisant ainsi substantiellement les émissions de carbone et démontrant comment une collaboration « innovante » génère des bénéfices au-delà des performances de traitement de l’eau.
« L'engagement environnemental exemplaire de Movar, de la réutilisation des infrastructures existantes à la priorisation des technologies de traitement avancées, démontre un véritable leadership en matière de durabilité. Ce projet illustre notre stratégie GreenUp – transformer les défis environnementaux en opportunités », ajoute Anne Le Guennec, directrice générale des activités technologies de l’eau de Veolia.

