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LA TECHNOLOGIE OPTIQUE DOMINE DÉSORMAIS LE MARCHÉ

06 mai 2026 ( mots)

En matière de mesure des matières en suspension (MES) et de la turbidité, on distingue les méthodes de laboratoire de celles de terrain. 

« La technique de référence, de laboratoire, est basée sur la gravimétrie (NF EN 872) : il s’agit de filtrer un volume d’eau, puis de sécher le filtre à une température d’environ +100 °C et de peser les résidus exprimés en milligramme par litre (mg/l) », décrit Urelle Biapo, Engineering Manager chez Horiba Advanced Techno France. 

« L’avantage de cette méthode directe réside dans sa standardisation et sa reproductibilité, grâce à un environnement de laboratoire maîtrisé. En revanche, elle nécessite un prélèvement ponctuel, dont la représentativité par rapport à l’ensemble du bassin n’est pas toujours garantie », relève Nicolas Kaltwasser, ingénieur d’applications WTW chez Xylem. 

« La méthode normalisée étant peu réaliste pour des mesures automatiques, on utilise, dans ce cas, des mesures par corrélation en utilisant la diffusion de lumière sous plusieurs angles, contrairement à la turbidité qui est sous un seul angle. Cela permet de mesurer des échantillons beaucoup plus chargés allant jusqu’à de la boue », affirme Jean-Pierre Molinier, spécialiste produits chez Hach France. 

« Les méthodes pour le terrain s’appuient sur des technologies optiques, à savoir la turbidimétrie (néphélométrie ; norme ISO 7027) ou la rétrodiffusion infrarouge pour les concentrations élevées de MES. Notre soli ::lyser utilise le principe de l’absorption infrarouge pour une mesure précise de la concentration de matières solides dans les eaux usées. Les avantages des techniques optiques résident dans la possibilité de réaliser des mesures ponctuelles et continues, rapides [le temps de réponse (T90) est généralement de l’ordre de quelques dizaines de secondes, NDR], non intrusives », énumère Sabrina Garçonnet, Leader Branch Office Manager chez Badger Meter France. 

Du côté des inconvénients des méthodes optiques, qui sont des techniques indirectes et qui nécessitent donc l’établissement d’une corrélation entre turbidité et concentration en MES, on peut mentionner la calibration sensible à la couleur et aux particules. Et les sondes optiques peuvent être sujettes à l’encrassement, leurs surfaces étant en contact direct avec l’eau à analyser. « Les capteurs optiques sont aujourd’hui devenus les modèles les plus couramment mis en oeuvre », affirme Damien Jacquier, responsable de la division Énergie, Eau et Environnement chez Krohne France.

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