Le maire de Landunvez a ordonné une enquête publique préalablement à un projet de Suez International relatif à l’installation d’une telle unité sur un site de l’Ifremer.
Le dessalement de l’eau est un processus qui permet d’obtenir de l’eau douce à partir d'une eau saumâtre ou salée (comme l’eau de mer). Cette technologie est aujourd’hui largement déployée, notamment dans les pays comme l’Algérie, l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, Israël, mais elle reste plus complexe à mettre en œuvre et plus onéreuse que les technologies de traitement de l’eau douce (eaux de surface ou eau souterraine). C’est la raison pour laquelle l’annonce d’une enquête publique portant sur un projet de dessalement de l’eau de mer en Bretagne peut interpeller.
Selon, notamment, notre confrère Ouest France, une enquête publique a en effet été ouverte, mi-août, sur l’ordre du maire de Landunvez (Finistère), Christophe Colin, préalablement à un projet de Suez International relatif à l’installation d’une unité pilote de dessalement de l’eau de mer sur le site expérimental de l’Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer ; voir photographie), situé sur la presqu’île du Vivier, à Argenton.
Pour l’instant, aucune autre information n’est disponible, comme l’objectif, à terme, de cette unité pilote, la finalité de l’eau douce ainsi produite, etc., indique notre confrère Le Télégramme Les habitants de Landunvez pourront consulter, du 2 au 16 septembre 2026, le dossier en mairie et formuler des propositions et des observations. Catherine Desbordes, docteur en sciences et techniques de l’environnement, a été nommée commissaire enquêtrice.

