Your browser does not support JavaScript!

La ville de Bordeaux fait le choix du PRV pour la réalisation d'un réseau d'assainissement aménagé dans le cadre des travaux de construction d'une ligne neuve de tramway. Le PRV est un matériau cinq fois plus léger que le béton qui présente de surcroît l'avantage d'être parfaitement étanche.

Avant la construction de la ligne D du tramway bordelais, des travaux de dévoiement des réseaux concessionnaires en dehors de la zone de la future plateforme ont été engagés. Objectif : faire en sorte que le positionnement des canalisations permette d'en assurer la maintenance sans perturber le transport des voyageurs. Le chantier, autorisé en 2011, a démarré en 2014 et doit durer jusqu'à fin 2019. 

Les tubes en PRV ont été posés à 3,5 mètres de profondeur dans un blindage en bois.

Dans l'immédiat, c'est l'étanchéité du futur réseau d'assainissement qui occupe les esprits car la ligne D passera à proximité d'un aqueduc, l'Aqueduc du Taillon, avec la nécessité d'adapter les caractéristiques des canalisations alentours pour respecter les prescriptions sanitaires. La Direction de l'Eau de Bordeaux Métropole a ainsi choisi de poser des tubes en PRV avec une double peau étanche sur les deux tronçons concernés, et des tubes en PRV avec une simple peau étanche sur le reste du tracé. En tout, cela représente un chantier de 7,8 km de linéaires en diamètres 200 à 1000 mm auxquels s'ajoutent 70 regards dans le même matériau : du Polyester Renforcé de fibres de Verre fournis par Hobas.

 

Construire un réseau parfaitement étanche

« Il y a, sur tout le tracé, la contrainte d'être dans un environnement urbain très dense. Comme nos tubes ont une faible emprise de stockage, ils permettent de ne pas trop fortement amputer les voies de circulation. C'est le premier de nos points forts, explique John Peperiot, ingénieur d’affaires chez Hobas. Il y a deuxièmement le fait que le passage du tramway peut créer des courants électriques très importants dans le sol, avec le risque que les canalisations se corrodent pour cette raison. Nos tubes sont la solution sur ce critère aussi puisque leur composition les protège contre la corrosion par définition ». 

L'étanchéité est ici l’aspect déterminant. « Sur le tracé, le réseau d'assainissement passe à proximité d'un aqueduc qui fait l'objet d'une zone de protection sanitaire. Cet aqueduc contribue à l'alimentation en eau potable de Bordeaux de fait. Les prescriptions sanitaires prévoient pour cette raison que les canalisations d'eaux pluviales et d'eaux usées situées dans la zone de protection soient implantés dans des fourreaux étanches résistants à la corrosion et résistants à la pression de service. Nos tubes PRV en double peau étanche offrent toutes les qualités requises sur ce tronçon ».

Si le chantier a été mis à l'arrêt durant plusieurs semaines, au début de l'année, pour des raisons administratives, les travaux ont aujourd'hui repris. On retrouve parmi les intervenants la Direction de l'Eau de Bordeaux Métropole comme maître d'ouvrage, Suez Eau France comme maître d'oeuvre, Sogea comme entreprise exécutive des travaux et Hobas comme fournisseur de canalisations. Le chantier a été découpé en 19 tronçons de part et d’autre des boulevards pour des raisons pratiques,16 d’entre eux sont aujourd’hui ouverts car travailler sur plusieurs fronts à la fois permet de gagner du temps. « Actuellement, nous avons 20 équipes sur le terrain, avec 10 hommes dans chaque équipe en moyenne. Le planning est réellement très serré. Nous devons libérer les tronçons à dates fixes pour qu'ils puissent commencer la construction de la plateforme et l'aménagement de la voirie", explique Patrick Lacase-Labadie chez Sogea. 

60 % des mètres linéaires sont déjà posés. Selon les diamètres, Hobas achemine les canalisations adéquates depuis ses usines en Allemagne et en Pologne (le fournisseur possède également des usines en Roumanie et en Autriche).   " Nous devons nous organiser pour livrer les bons diamètres sur les bons fronts, ce qui n'est pas simple dans la mesure où la plage de DN s’étale de 200 à 1000 et qu’il y a un très grand nombre de branchements. Mais nous avons trouvé une solution au problème : nous avons établi un partenaire local du chantier, l'entreprise Libaud, qui est responsable de livrer les regards en béton et qui accepté d'également stocker nos tubes et nos regards en PRV », explique John Peperiot.

Les canalisations sont posées à 3,5 mètres de profondeur dans un blindage en bois. L’un des avantages des tubes PRV est d’être cinq fois plus légers que des canalisations en béton. Dans le passé, Bordeaux avait fait le choix du grès puis de la fonte puis du PVC pour ses réseaux d’assainissement. Chaque époque de construction, son choix de matériau. 

Hanne-Lys Meyer