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Premier industriel à instaurer un suivi in situ en France sur sa microstation d’épuration agréée Oxyfix®, Eloy Water s’est donné pour objectif de couvrir tout le territoire avec au moins un suivi par département. L’entreprise en est maintenant à 42 suivis « pilotes » en seulement 4 ans. Une démarche volontaire et collaborative qui livre ses premiers enseignements.

Soucieux de s’inscrire dans une démarche d’amélioration continue, Eloy Water a toujours mesuré le fonctionnement, la qualité du rejet et les coûts d’exploitation de l’Oxyfix® sur site après installation. Depuis 2013, un suivi scientifique des microstations a même été formalisé. Objectif : alimenter la réflexion des ingénieurs chargés des développements des produits et mesurer l’impact des innovations, d’abord sur les plateformes de l’entreprise puis sur site en conditions réelles pour donner lieu à d’éventuelles adaptations techniques.

Les données collectées dans le cadre de cette démarche concernent 4 années de suivi portant sur plus de 100 analyses en conditions réelles de fonctionnement dans plus de 40 départements chez des particuliers possédant des solutions Eloy Water âgées de 4 à 68 mois. Des analyses qui reposent sur une méthodologie scientifique, formalisée dans une convention tripartite signée entre le SPANC de la collectivité concernée, l’usager et le fabricant. Les échantillons sont prélevés conformément à un protocole uniformisé à l’échelle nationale et dans le temps. Eloy Water s’est attachée à travailler dans des conditions scientifiques rigoureuses, objectives et reproductibles : le même mesureur de boue, au même endroit du décanteur, avec les mêmes sondes, les mêmes pompes d'échantillonnage et le même consomètre électrique. Seul un matériel normé, entretenu et régulièrement calibré a été retenu et utilisé sous le contrôle d’acteurs neutres (SPANC et laboratoires COFRAC).

Les mesures de la hauteur de boues primaires ont permis de déterminer que le délai moyen pour arriver au seuil réglementaire des 30 % du volume utile du décanteur primaire était de 43 mois. Les courbes de production de boue démontrent la quasi-absence de fermentation et donc la non-production d’H2S dans les décanteurs.

Plusieurs paramètres ont été mesurés lors de l’analyse chimique des effluents traités. La teneur moyenne du rejet en DBO5 s’est avérée en dessous du seuil réglementaire de 35 mg/l avec 97 % des valeurs sous ce seuil. Ce qui s’explique par la surface de support bactérien parmi les plus hautes du marché (200 m²/m³) et un long temps de transfert de l’oxygène au travers de ce support bactérien. La teneur moyenne en DCO est optimale avec un rendement qui s’améliore au fil du temps. Il a ainsi été observé une teneur idéale en oxygène et une teneur en azote décroissante.

La teneur moyenne du rejet en MES, qui évalue la qualité de l’eau traitée, est un paramètre sensible à la qualité du prélèvement car il est facile de remobiliser le biofilm sur les parois immergées et de fausser ainsi la pertinence de l’analyse. Eloy Water a mesuré l’impact de deux méthodes et la conclusion est sans appel : le taux de conformité des rejets passe de 64 % par une méthode classique (bécher) à 81 % pour le prélèvement par pompe aspirante qui ne remobilise pas le biofilm artificiellement.

Il ressort des analyses que les moyennes des mesures sont dans les seuils réglementaires pour les microstations suivies. L’évolution positive des résultats dans le temps montre que la prise en compte des données issues du terrain contribue largement à l’amélioration continue des produits. Si bien qu’Eloy Water obtient plus de 80 % de conformité pour les microstations avec agrément 2015.

L’entreprise a choisi de partager en toute transparence ses suivis in situ en temps réel avec les acteurs de terrain que sont les SPANC qui ont ainsi accès à une base de données, appelée TransparANCe, consultable sur Internet et qui présente les valeurs relevées sur les microstations installées dans leur région.

Compte tenu de l’intérêt de cette démarche les suivi in situ ont été prolongés sur la microstation Oxyfix® et devraient voir le jour sur de nouveaux produits dès 2018, notamment le filtre compact X-Perco®.