Your browser does not support JavaScript!

31 mars 2003 Paru dans N°260 - à la page 29

Les EDR ?Eau' constituent, au même titre que les EDR pour la santé publique un outil d'aide à la décision pour les gestionnaires de sites pollués. Une EDR ?Eau' doit être engagée dès lors que l'existence d'une pollution est avérée sur un site, et qu'une ressource en eau peut en être affectée. Elle est destinée à fournir des évaluations de concentrations en substances polluantes dans la nappe, en des points donnés, à un moment et dans des circonstances données. Une EDR ?Eau' peut être organisée de différentes façons, mais on doit y retrouver : - une étude documentaire préliminaire, - une étape d'explicitation des hypothèses de travail, d'élaboration d'un schéma conceptuel et du programme de diagnostic approfondi. - Le diagnostic approfondi : investigations de terrain et analyses en laboratoire. - une étude des transferts : modélisation des concentrations au droit des cibles et pour différents scénarios. - l'évaluation du caractère acceptable ou non des concentrations obtenues. Le caractère acceptable de ces concentrations relève soit de comparaisons à des normes ou des objectifs de qualité de la ressource, soit d'études de risques plus spécifiques comme celui lié à la baignade. L?expérience montre que trois questions doivent plus particulièrement être approfondies : - Quelles cibles sont prises en compte dans l'évaluation ? On insiste sur le fait que considérer la nappe sous le site en tant que cible n?est pas réaliste dans beaucoup de cas de pollutions anciennes, mais à l'inverse sur la nécessité de ne pas se contenter d'étudier les risques pour les seuls captages existants. Il faut étudier tous les scénarios ?plausibles' éventuellement ?majorants', sur lesquels pollueurs, administration et exploitants de la ressource doivent s'accorder. - Quelle est la source de pollution ? Une connaissance imparfaite du ?terme source? de l'équation ?Source-Vecteur-Cible? ne permet pas de produire des estimations fiables des risques. - Enfin, la non-prise en compte, dans le diagnostic approfondi et dans la modélisation des transferts, des phénomènes d'atténuation naturelle (bio-dégradation des composés organiques en particulier) aboutit à surestimer sensiblement les distances de migration et les concentrations en substances polluantes.