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30 mars 1998 Paru dans N°210 - à la page 73

Nous sommes en 1897. À Paris, on prépare l'exposition de 1900 et l'on s'apprête à jeter les fondations du pont Alexandre III qui reliera les deux rives de la Seine face à l'esplanade des invalides. Les progrès aéronautiques et l'apparition de la téléphotograhie, méthode ayant pour but de photographier les objets éloignés de plus de 100 mètres, mobilisent toutes les attentions. Un article selon lequel la tuberculose serait guérissable soulève passions et polémiques. Mais la contamination des eaux destinées à l'alimentation humaine mobilise aussi l'Académie des Sciences. En séance du 6 décembre 1897, M. Chauveau attire l'attention de l'Académie et des municipalités peu soucieuses de l'hygiène et de la santé de leurs administrés sur les dangers que peuvent présenter les eaux réputées potables. Au même moment les services de santé du Ministère de la guerre sont confrontés au même problème.