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Branchements et raccordements : vite, bien et à coup sûr !

Christophe Bouchet de EDITIONS JOHANET 24 avril 2017 Paru dans N°401 - à la page 31 ( mots)

Les solutions qui permettent de raccorder vite, bien et à coup sûr se multiplient. À tel point que les identifier constitue parfois une vraie difficulté. Dans tous les cas, la mise en œuvre et le respect des prescriptions édictées par le fabricant restent essentiels.


En matière de branchements comme en matière de raccordements, pas de réseau sans raccord. Ce composant, sans lequel rien n’est possible, permet d’assembler, de dévier, de dériver, d’ajuster ou d’adapter le réseau à son environnement local et finalement d’en déterminer les structures et les contours autant que les fonctionnalités. 

Quoiqu’invisible et peu coûteux au regard de la valeur de l’infrastructure qu’il permet de créer et des sommes engagées pour le poser, il est déterminant. Judicieusement choisi et correctement posé, il se fera oublier et remplira son office sans que nul ne s’en préoccupe plus jamais après la pose et pendant toute la durée de vie du réseau. Mais s’il s’avère inadapté ou mal posé, il se révèlera être immanquablement un point de vulnérabilité critique susceptible de générer des dysfonctionnements majeurs et des interventions très coûteuses.

Plasson développe une large gamme de raccords électrosoudables pour les systèmes de canalisations en PE dans le domaine de l’alimentation en eau potable (PN 6 à PN 25).

D’où l’importance d’identifier les solutions les plus adaptées pour raccorder vite, bien et à coup sûr.
Sur certaines parties du réseau, comme par exemple sur la partie branchement qui désigne l’ensemble du dispositif conduisant l’eau de la conduite de distribution à l’installation de l’abonné, il est omniprésent. Mais sous des formes parfois très différentes, souvent déterminées par la nature de la conduite de distribution. Très logiquement, la grande diversité des matériaux proposés en matière d’adduction d’eau potable entraîne une non moins grande diversité de raccords, manchons, tés, coudes qui doivent s’adapter aux caractéristiques de la conduite à laquelle ils se rattachent. Comme souvent en pareil cas, il n’existe pas de mauvaise solution, seulement des solutions inadaptées.

Neuf : l’électrosoudable progresse au rythme du PE

Du fait de ses caractéristiques chimiques et physiques, l’usage du polyéthylène haute densité (PEHD s’est fortement développé ces dernières années aussi bien dans le domaine de l’adduction d’eau potable que dans l’univers du branchement. La nature paraffinique du polyéthylène offre une sécurité intéressante face aux métaux ou agents chimiques présents dans les sols, notamment dans les environnements salins. De ce fait, les pays d’Europe du Nord traditionnellement les plus en pointe en matière d’environnement, l’ont adopté depuis des décennies avant que d’autres pays leur emboîtent le pas. « C’est un matériau qui répond de manière satisfaisante à la plupart des contraintes dans le domaine de l’adduction, explique Corinne Collas, Directrice technique chez Plasson. En travaux neufs, on le voit dans un chantier sur deux. Par contre, sur l’ensemble du réseau d’eau potable, le PE, entré en jeu il y a une vingtaine d’années seulement, reste minoritaire, avec un linéaire évalué à 10 à 20 % du total ». Les poseurs apprécient sa facilité et sa rapidité de mise en œuvre et la fiabilité des installations réalisées. Léger, flexible, facile à couper, il se prête bien aux nouvelles techniques de pose (retubage, travaux sans tranchée…) et offre de nombreuses solutions de raccordement. L’assemblage des tubes polyéthylène par soudure apporte au gestionnaire la certitude de disposer d’un réseau homogène, auto-buté et étanche. L’utilisation désormais quasi exclusive de ce matériau pour les réseaux de gaz, depuis le milieu des années 80, prouve d’ailleurs sa fiabilité. Deux techniques prédominent en matière de soudage. Le soudage bout à bout (polyfusion), plutôt utilisé sur les diamètres supérieurs à 400 mm, consiste à assembler des tubes en PEHD de même diamètre et de même pression nominale (PN) sans apport de matière supplémentaire. L’électrofusion est une autre technique qui consiste à assembler deux tubes de même PN à l’aide de raccords électrosoudables dans lesquels a été intégrée, lors de la fabrication, une résistance électrique. « Ces deux techniques de raccordement sont tout aussi efficaces l’une que l’autre dans la mesure où le réseau ainsi mis en œuvre est homogène et que les risques de fuites sont éliminés, explique Corinne Collas chez Plasson. Mais aussi bon que soit le matériau, c’est toujours la qualité de pose qui déterminera la performance d’un réseau ». D’où l’intérêt des raccords électrosoudables développés par Plasson, GF Piping Systems ou Aliaxis qui permettent d’assurer de façon rapide et fiable un raccordement, un changement de direction ou une dérivation des tubes PEHD de diamètres égaux ou non, grâce à des raccords, coudes, bouchons, manchons, tés, etc… 
Manchon UB-XL de diamètre 1200 en cours de soudage avec Friamat-XL d’Aliaxis-UI.

Les solutions disponibles sur le marché sont larges et ont fait leurs preuves, poussées par de nombreux fabricants qui font valoir l’homogénéité et l’unicité du réseau soudé. « Une fois réalisée, la soudure ne constituera jamais le point faible, souligne Damien Moine chez GF Piping Systems. Elle sera toujours au moins aussi résistante que le reste du tuyau ». GF Piping Systems a développé des systèmes d’électro-soudage reposant sur un système modulable qui permet, à partir de quelques pièces seulement, de réaliser différents assemblages sur des diamètres allant de 20 à 400 mm. « Nous proposons également un système baptisé Elgef® Plus, orientable avant soudure, c’est-à-dire que la partie haute peut être orientée avant la soudure, ce qui facilite le branchement », explique Damien Moine. Pour les applications plus spécifiques, GF Piping Systems a présenté à Pollutec 2016 une nouvelle solution de tests non destructifs permettant de valider la qualité des soudures sur les gammes bout à bout ecoFIT (PE), PROGEF (PP), ainsi que sur la gamme électro-soudables ELGEF (PE), sans découpe de la canalisation. Basée sur une technologie ultrasonique, la radiographie des soudures permet de répondre à certains besoins du marché en proposant une alternative aux solutions métal, avec une équivalence en termes d’assurance qualité tout au long du processus de soudage.


« La solution PE soudé est clairement celle qui permet d’augmenter les rendements des réseaux, insiste également Corinne Collas chez Plasson. C’est la raison pour laquelle nous avons été pionniers en matière de solutions d’électro-soudage en anticipant le développement de ces techniques d’assemblage. Aujourd’hui, notre gamme est l’une des plus larges du marché et permet de souder de la conduite de distribution jusqu’au compteur grâce à une multitude de pièces (coudes, té, manchons de transition…) associées à un outillage qui permet de faire face à toutes les configurations et toutes contraintes ».


GF Piping Systems a présenté à Pollutec 2016 une nouvelle solution de tests non destructifs permettant de valider la qualité des soudures sur les gammes bout à bout ecoFIT (PE), PROGEF (PP), ainsi que sur la gamme électro-soudables ELGEF (PE), sans découpe de la canalisation.

Chez Aliaxis, tout en continuant d’innover dans la gamme électrosoudable, notamment avec la nouvelle prise de branchement DAA avec poignée de mise en place rapide, on ne néglige pas les entreprises frileuses à s’équiper pour souder, avec les solutions mécaniques Push-Fast (tube avec emboîtement verrouillable autobuté, dn 90 à 250 mm) et Aquafast (manchons et adaptateurs à brides autobutés dédiés PE et PVC, dn 75 à 315 mm).


Isiflo développe deux gammes, l’une, ci-dessus, baptisée Isiflo,
 à serrage extérieur en laiton non-dézincifiable CW625N (RA455) garanti 20 ans, l’autre appelée Isiflo Sprint, sans serrage, en PA12, un composite à base de nylon associé
à de la fibre de verre.


« Le Push-Fast est également plébiscité sur les chantiers d’accès difficile ou qui demandent une cadence de pose élevée, en alternative au touret, particulièrement en ville, explique Clément Musard, responsable Technique. Quant à l’Aquafast, les adaptateurs à brides peuvent servir de joints de démontage pour la robinetterie et, associés à une plaque pleine, de bouchons temporaires pour éprouver des tronçons particuliers ».

L’objectif de chaque fabricant est d’avoir au catalogue l’ensemble des pièces permettant d’assurer la transition sans multiplier le nombre de raccords. Quitte à développer d’autres solutions de type mécanique par exemple. « Lorsque la canalisation principale est en PE, la tendance et la logique, en adduction comme en branchement, est de rester jusqu’au compteur sur des solutions soudées, indique Corinne Collas. Mais une canalisation en fonte, par exemple, nécessitera la mise en œuvre d’un raccord mécanique qui brouillera cette logique et incitera à poursuivre en mécanique ». C’est l’une des raisons pour lesquelles le raccord mécanique reste très présent en adduction mais aussi en branchement. « Aujourd’hui, de 80 à 90 % de raccordements sont encore réalisés à l’aide de raccords mécaniques, confirme Damien Moine chez GF Piping Systems. En adduction, les équipes de pose ne disposent pas toujours des outils adéquats pour passer en soudure ou les contraintes liées au chantier comme par exemple la présence d’eau font qu’on ne peut pas les utiliser. En branchements, les techniques de pose restent donc très orientées vers le raccord mécanique ».

Branchements : les raccords mécaniques priment largement

Un point de vue partagé par Philippe Oddone, directeur technique chez Isiflo. « Sur le terrain, les habitudes en termes de pose sont très ancrées et n’évoluent que lentement ». Le branchement, qui désigne la partie de l’ouvrage qui achemine l’eau potable de la conduite de distribution à l’installation de l’abonné, reste largement dominé par le raccord mécanique. Raccord fabriqué et distribué sur le marché français par Huot, Sainte Lizaigne, Isiflo, Plasson, Aliaxis, GF Piping Systems, EM Technique ou encore Norma Group qui se distinguent le plus souvent par le matériau dont ils sont constitués et la technique d’emboîtement.

Le plus ancien, le laiton, conserve la faveur des maîtres d’ouvrage et des maîtres d’œuvre, très attachés aux qualités traditionnellement reconnues à ce matériau : robustesse, résistance à la corrosion, durabilité. « Nous pensons que c’est le matériau qui offre actuellement le plus de garanties en matière de sécurité, de fiabilité et de pérennité », indique Thierry Delwal, Responsable bureau d’études & Innovations chez Huot. 


Le raccord en laiton Rexuo de Huot intègre des éléments auto-étanches (étanchéité directe).

Leader sur le marché, Huot associe tradition et modernité en concevant et en fabriquant sur son site de Saint-Mihiel (53) une gamme très large de références conformes aux exigences de la norme EN 805 qui exige notamment une durée de vie des produits de plus de 50 ans et une conformité sanitaire des matériaux en contact avec l’eau potable. Des produits 100 % français, conçus et développés et sur la base d’un parc machines dernier cri reposant notamment sur la modélisation 3D, la CFAO au service de produits simples, rapides et faciles à poser. Car tous en conviennent : en matière de branchement, la pose de la pièce coûte souvent plus cher que la pièce elle-même. Du coup, permettre aux poseurs de gagner du temps en leur proposant des produits simples et rapides et surtout durables, constitue l’alpha et l’Omega du métier. De-là découlent l’essentiel des innovations proposées ces dernières années sur le marché. 


« Nos gammes de raccords et robinets s’inscrivent dans une certaine continuité mais savent s’adapter aux contraintes d’aujourd’hui, explique Thierry Delwal chez Huot. Pour sécuriser la pose, nous développons par exemple des systèmes de serrage qui permettent de serrer sur butée, ce qui permet d’uniformiser le serrage en s’assurant que le produit sera étanche dans ses conditions d’emplois. Autre exemple, en matière de facilité de pose, nous avons été précurseurs en faisant évoluer notre raccord Rexuo en encliquetant les garnitures, presse étoupe, bague de crampage et roulette de flexion de manière à ce qu’ils ne soient pas perdus en cas de démontage ».


La dernière génération du collier ROC GT PLUS, de Bayard, intègre un détrompeur visuel afin de bien repositionner le joint lors de l’installation. 

Dans le même esprit, le robinet de prise en charge universelle Yacuo a été développé pour permettre une prise en latérale ou verticale de manière à faciliter la pose en supprimant les sens de montage. Son embase tabernacle permet de le mettre en place très facilement une fois que la prise en charge est terminée.

De même, les robinets de prise en charge à bille, les colliers large plage, les raccords mécaniques laiton à joint large initialement créés pour des applications gaz, ou encore les adaptateurs à bride en fonte qui permettent le pré-montage sont autant d’innovations développés par Huot au fil des années qui contribuent à faciliter et à sécuriser la pose.
La série U-Can, développée par Sainte Lizaigne, associe au sein d’une plateforme de raccordement unique deux gammes de raccords, l’une en laiton l’autre en composites, dotées de filetages au pas du gaz assurant modularité fiabilité et simplicité. 6 tailles de raccords, du diamètre 20 à 63 mm en 6 configurations (raccord droit, réduction, té, jonction, manchon, coude) permettent de satisfaire à de nombreuses applications tout en optimisant le nombre de composants nécessaires.
Plasson a développé une gamme dédiée à l’eau potable, la série 1, qui ne nécessite pas de serrage.

Isiflo développe également deux gammes principales de raccords du 20 au 63 mm, parmi les plus larges du marché, qui répondent à la norme de résultat DIN 8076. “Isiflo Raccords à serrage extérieur”, monobloc, en laiton non-dézincifiable CW625N sans relargage de plomb ni de zinc, selon la norme EN12165. « La potabilité de l’eau et de l’environnement sont donc préservés grâce à une teneur maximum en plomb de 1,6 %. Notre laiton Isiflo RA455 est garanti 20 ans », souligne Philippe Oddone. En termes de sécurité de pose, Isiflo propose un serrage sécurisé avec l’écrou qui vient en butée sur le corps du raccord, ce qui indique que le serrage est terminé et l’étanchéité est assurée, même par forte pression. L’autre gamme, “Raccords Isiflo Sprint”, est sans serrage, en matière composite PA12 à base de polyamide et fibres de verre. « La résistance mécanique de ce composite est bien supérieure aux polypropylènes et autres polymères, surtout sur les parties filetées qui ne nécessitent pas d’être en métal et répondent également aux exigences de la DIN8076 », précise Philippe Oddone. Pour les réparations sur tous types de tubes tels que plomb, galva, divers plastiques rigides, “Isiflo Flexi Adapter”, en matière composite également, s’adapte à toutes les situations et contraintes du diamètre 15 au 63 mm.


Le collier Alphaclic de Sainte-Lizaigne dispose d’un témoin de serrage unique qui permet de sécuriser la pose.

Au-delà de la série 7, très utilisée dans le domaine de l’arrosage et de l’irrigation, Plasson a développé une gamme dédiée à l’eau potable, la série 1, qui ne nécessite pas de serrage. « En branchement d’eau potable, le laiton reste très utilisé, explique Corinne Collas chez Plasson. Et passer du laiton au plastique nécessite de réévaluer la force de serrage. Pour éviter les problèmes et les risques de dégradation de l’assemblage, nous avons développé un autre type de raccordement, sans serrage, qui permet, en plus de raccorder vite et bien et facilement ». Cette gamme, verrouillée, développée en alternative aux solutions électro-soudables et aux raccords en laiton, permet de réaliser des branchements en PE homogènes. « Les plastiques bougent un peu et ont tendance à se dilater lors des changements de températures, explique Corine Collas. En optant pour des raccords polymériques, on obtient un réseau homogène dont l’ensemble des composants se comportent de la même façon ». La série 1 s’adresse au branchement et à l’adduction principale jusqu’au diamètre 63.

Toujours en branchement et en alternative à l’électro-soudage, GF Piping Systems propose de son côté une gamme de raccords à compression en polypropylène baptisée iJoint regroupant des manchons, coudes, tés de 20 à 100 mm de diamètre associant simplicité d’assemblage et tolérance, sans nécessiter d’outils pour être posés. L’ensemble se compose d’un écrou, d’une bague de retenue, d’un joint statique à lèvres, d’une bague de serrage et d’une rondelle de butée verrouillée qui comprime le joint statique profilé. Le tuyau s’insère dans le raccord sans nécessiter de démontage. Résistant à 16 bar, ce raccord est adapté à tous types de tuyaux en PE ou PVC-U. « Par rapport au laiton, on est sur des durées de vie équivalentes, si ce n’est supérieures du fait de l’absence de corrosion, assure Damien Moine. Mais la solution est plus facile à poser et les stocks ne se volent pas, contrairement au laiton dont la valeur financière attire parfois les convoitises ». Avec Philmac 3G, Aliaxis UI propose également une gamme de raccords à compression destinés aux tubes PE. « Il se caractérise par une grande facilité de montage qui favorise les montages à blancs et des raccords de transition à visser en Grivory HT, un composite qui offre des performances mécaniques égales au laiton », souligne Clément Musard.

Bayard propose de son côté une gamme de raccords Pushfit pour tuyaux en PE de diamètres 25 à 63 mm. Le principe de raccordement repose sur la pression de l’eau : après l’insertion du tube, lorsque les pièces ne sont pas sous pression, le joint torique assure l’étanchéité à l‘eau tandis que la bague d’ancrage garantit le maintien. La pression de l’eau amène le joint torique contre la bague d’ancrage qui, comprimée contre le cône du corps, s’accroche sur le tuyau. Ainsi, l’étanchéité augmente au même rythme que la pression de l’eau. Dans des conditions de pression négative, le joint torique reste dans son siège initial, assurant une étanchéité efficace par dépression. La gamme Grippa permet, quant à elle, le raccordement des tuyaux PE à des tuyaux plomb, cuivre ou acier de diamètres 15 à 34 mm.

Bien au-delà des branchements, les solutions se développent sur des diamètres supérieurs qui contribuent elles aussi à sécuriser les connexions tout en élargissant les plages de pose.
La gamme de tuyaux et de raccords en fonte ductile NATURAL® de Saint-Gobain PAM offre plusieurs solutions de verrouillage permettant de proposer une solution homogène en fonte, à même de faire face à de nombreuses applications grâce à des joints standards automatiques, flexibles pour autoriser des déviations angulaires, ou verrouillés pour résister à des niveaux
de pressions extrêmes.

Raccordements : sécuriser les connexions tout en élargissant les plages de pose

En raccordement comme en branchement, simplifier les produits pour faciliter leur pose est essentiel. Sécuriser les serrages, vérifier leur couple, introduire des éléments de sécurité permettant de vérifier a priori mais aussi a posteriori que les conditions de pose ont été respectées permet de s’éviter bien des problèmes.
Les solutions se développent donc qui aident les poseurs à respecter les prescriptions des fabricants. C’est par exemple le cas du collier de prise en charge AlphaClic de Sainte-Lizaigne qui intègre un système de contrôle du couple de serrage qui permet d’être certain de conditions de pose optimale, sans erreur possible.
La bague de joint RSE® développée par Electrosteel France
permet le verrouillage de tous les raccords Express Electrosteel 
de DN 80 à 300 en conservant les mêmes boulons et la même contrebride. Ce joint allie la double fonction d’étanchéité et de verrouillage par insert métallique. Il permet une vérification simple de son positionnement avant et après l’assemblage.

Bayard a développé de son côté sur ses colliers de prise en charge “ROC” un dispositif de sécurité breveté avec système de butée et détrompeur qui permet, quel que soit le couple de serrage, de ne pas compromettre l’intégrité des tubes en PVC ou PE sur lesquels il se pose. 

La dernière génération du collier ROC GT PLUS, sortie à l’été 2017, intègre un détrompeur visuel afin de bien repositionner le joint lors de l’installation. Bayard présentera par ailleurs au début de l’année 2018 un nouveau robinet de prise en charge à tournant sphérique ISEO PLUS. « Ce robinet tire parti des dernières avancées technologiques en matière de recherche et de développement et de notre grande expérience dans le domaine de branchement, explique Stéphanie Vachet, Responsable Marketing Produits Bayard. Nous avons conçu un produit doté d’un double joint sur l’axe de manœuvre et d’un joint large au niveau de l’emboîtement qui permet d’assurer une étanchéité parfaite quelle que soit l’installation. Ce nouveau design intégrera un raccord encliqueté permettant une installation rapide et sûre dans le temps ».

Pose d’un manchon de réparation Type VP de longueur 1.500?mm sur une canalisation béton précontraint en DN800. Réalisation EIE.

De même, Electrosteel a développé une bague de joint RSE® pour permettre le verrouillage de tous les raccords Express Electrosteel DN 80 à 300. Ce joint, qui allie la double fonction d’étanchéité et de verrouillage par insert métallique, permet une vérification simple de son positionnement avant et après l’assemblage. Les solutions de perçage en charge développées par Huot ou EIE permettent également de gagner du temps tout en sécurisant les connexions et ceci sans interrompre le service.

EIE propose ainsi des brides adaptables sur tous types de matériaux. Sa solution technique sans coupure d’eau permet de raccorder des réseaux de nature et de dimensions différentes. Le principe étant de venir poser un collier de prise en charge sur la conduite principale, avec une sortie à bride sur laquelle sera montée une vanne à opercule, permettant d’isoler par la suite le réseau secondaire qui sera constitué. Ensuite, avec des équipements de perçages spécifiques, il faudra percer la conduite principale toujours en eau et ainsi créer le départ du réseau secondaire. Cette technique peut être également utilisée pour des insertions de sondes ou équipements de mesures. La gamme est très large et permet des raccordements diamètre sur diamètre pour la fonte ou l’acier. Cette technique est utilisable sur quasiment tous les matériaux présents dans les réseaux d’adduction d’eau potable.

Les solutions de raccordement doivent aussi répondre à un nouvel enjeu : simplifier la gestion des stocks en limitant les approvisionnements et en les rationalisant. Diminuer le nombre de composants nécessaires pour répondre à un large spectre d’applications. Et pour ceci, élargir les plages de pose en développant des solutions à “grande tolérance”. C’est par exemple la vocation du collier fonte revêtu époxy LP 88 de Huot, large plage d’AVK, Alphaclic de Sainte Lizaigne ou encore ROC GT PLUS de Bayard qui s’adaptent à n’importe quel matériau : PEHD, fonte, PVC, acier… Etc.

« Ce collier grande tolérance permet de limiter le nombre de références car il peut être aussi bien utilisé sur les canalisations en fonte qu’en PVC/PE, explique Stéphanie Vachet chez Bayard. Il suffit simplement de retourner la demi-bride inférieure. Le duo avec le dernier robinet ISEO PLUS permet une installation rapide et totalement étanche en une seule opération de montage. En effet, alors que dans la majorité des cas on doit prémonter le robinet sur le collier avant de le poser, la solution Bayard, grâce au joint double effet, s’affranchit de cette opération. L’étanchéité est réalisée dès le montage avec le robinet ISEO PLUS ».
De même, Norham propose Hymax®, un manchon de connexion large tolérance (de 50 à 600 mm) composé d’un corps en acier avec revêtement époxy antistatique et d’un joint hydraulique breveté en EPDM. Il permet d’assembler des tronçons de canalisations multi-matériaux avec une large plage d’utilisation allant jusqu’à ± 50 mm pour des pressions jusqu’à 16 bar. « Nous venons de présenter une nouvelle version à autobutée plus particulièrement destinée au PE, explique-t-on chez Norham. Disponible en DN 50 jusqu’au DN 300 mm, en version manchon et en version adaptateur à brides, elle est équipée d’une bague supplémentaire qui vient serrer les canalisations métalliques ou plastiques ».
Hydroflex® de Norham est une solution multi-matériaux permanente qui repose sur une gamme de manchons en inox ou acier époxy (du DN 40 au DN 600) permettant de connecter et réparer des réseaux sous pression jusqu’à 24?bar en petit diamètre et 12?bar en DN 400.

Supa Maxi™ d’AVK pose également de nouveaux jalons en termes de tolérance. 10 manchons- adapteurs suffisent pour couvrir du DN 50 au DN 400 avec ±4° de déviation angulaire de chaque côté, indépendamment du serrage. Ces manchons sont dotés du système breveté SupaGrip™ qui associe un support de joint à géométrie variable à un concept exclusif d’accroche, garantissant ainsi une étanchéité et une résistance à la traction supérieures pour tous les DN et tous les tuyaux. Grâce à une grande profondeur d’insertion, le tuyau ne se déplace pas vers l’intérieur lors du serrage.

Bayard a lancé à Pollutec 2016 le Gibault plus, une version optimisée de ce manchon qui a fait ses preuves depuis plus de 70 ans sur le marché.

De son côté, Bayard a lancé à Pollutec 2016 le GIBAULT PLUS, une version optimisée de ce manchon qui a fait ses preuves depuis plus de 70 ans sur le marché. « Sa facilité de pose a été encore accrue grâce à une plus grande longueur d’emboîtement, la plus importante sur le marché à l’heure actuelle, assure Stéphanie Vachet chez Bayard. Le serrage se fait d’un seul côté grâce au dispositif à vis TRCC. Le nouveau joint permet par ailleurs d’avoir 6° de déviation angulaire de chaque côté afin de pallier au problème de mauvais alignement des canalisations. L’étanchéité a également été renforcée grâce aux joints larges situés dans les brides de serrage ».

Le développement de solutions diversifiées en termes de matériaux incite également les fabricants de canalisations et de raccords à multiplier les solutions proposées. C’est par exemple le cas de Saint-Gobain PAM qui propose l’une des gammes les plus larges au monde en termes de diamètre (du 60 au 2.000 mm) mais aussi en termes de formes, de systèmes de verrouillage et de pression admissible (de 10 à 100 bar). « Nous disposons de plusieurs milliers de références pour le marché français » souligne Jérôme Guilleautot, Responsable marketing Raccords chez Saint-Gobain PAM. La gamme de tuyaux et de raccords en fonte ductile NATURAL®, cheval de bataille de Saint-Gobain PAM depuis de nombreuses années, offre plusieurs solutions de verrouillage permettant de proposer une solution homogène en fonte, à même de faire face à de nombreuses applications grâce à des joints standards automatiques, flexibles pour autoriser des déviations angulaires, ou verrouillés pour résister à des niveaux de pressions extrêmes.

Chez Von Roll, la technique de verrouillage BLS®-/VRS®-T est conçue pour de très hautes pressions, jusqu’à 100 bar ou, selon le diamètre nominal, des forces de traction mécaniques jusqu’à 200kN. « Les forces résultant des pressions internes et externes reçues par la canalisation sont transmises au terrain environnant par le frottement de celles-ci, explique Alain Siozard. La transmission de la force entre deux tubes est assurée par un cordon de soudure sur l’embout mâle du tube et des clés installées dans la chambre de verrouillage de la tulipe ». Grâce à une déviation angulaire jusqu’à 5°, il est possible d’installer une conduite de canalisation servant un rayon de 69?m sans utiliser de raccord ni de butée.

La prise de branchement orientable à 360 degrés de GF 
repose sur une modularité à toute épreuve.

Mais les maîtres d’ouvrage souhaitent aussi pouvoir exploiter les avantages de différents matériaux. Par exemple associer la flexibilité des plastiques avec la solidité de la fonte. Typiquement, prolonger des tronçons en PEHD avec des tronçons en fonte, capables d’absorber les charges roulantes dans les zones circulantes. C’est ce que permet la gamme BLUTOP® de Saint-Gobain PAM dont les diamètres extérieurs des tuyaux et des raccords sont compatibles avec ceux des canalisations plastiques (PE, PVC). « BLUTOP® permet d’exploiter pleinement les avantages de la fonte ductile en apportant une réponse pertinente en termes de mise en œuvre comme en termes de durabilité, souligne Jérôme Guilleautot. Transportables à la main, emboîtables à la barre à mine, ces canalisations apportent également une réponse en matière d’exploitation en remplaçant d’anciens tubes en plastique en se montant directement sur les réseaux en place et en utilisant un grand nombre d’accessoires de branchement. Les équipes de maintenance n’ont plus besoin de stocker plusieurs types de pièces de rechange ». Parmi les autres points forts de la gamme, le verrouillage des canalisations, permettant de remplacer les massifs de butée en béton et la forte déviation angulaire au joint (6°) qui permet de réduire le nombre de raccords en réalisant des courbes longues.

Supa Maxi™, dernière née de la gamme d’adaptateurs et manchons Supa® d’AVK, est composée d’adaptateurs, de manchons symétriques et dissymétriques, de manchons de transitions et de bouchons d’extrémité large tolérance autobutés conçus suivant EN 14525.

Dans le même esprit, IZIFIT® (de 63 à 225 mm) est une gamme complète de raccords en fonte polyvalents (coude, té, bride-uni, bride-emboîtement, cône, obturateur, manchon semi-coulissant, manchette d’ancrage…) qui permet de relier deux réseaux plastiques ou deux réseaux différents, par exemple l’un en fonte ductile BLUTOP®, l’autre en PE. « IZIFIT® assure l’étanchéité et le verrouillage en même temps, souligne Jérôme Guilleautot. Dès lors que la pose se fait dans de bonnes conditions et que les prescriptions du fabricant sont suivies, le raccord, dont les coefficients de sécurité sont deux fois plus élevés que la norme, devient l’élément le plus résistant du réseau ».


La gamme Aquafast, commercialisée par Aliaxis, permet de raccorder des conduites en PE ou PVC de façon fiable et rapide, grâce à un nombre de boulons limité, sans couple de serrage à contrôler (indicateur visuel) et sans insert ni préparation préalable du tube.

La gamme de raccords développés par Saint-Gobain PAM permet également de faire face à de nombreux cas particuliers. C’est par exemple le cas des raccords GEOFLEX® (100 à 1.800 mm), développés pour faire face à toute détérioration de la canalisation due à des aléas sismiques ou géologiques (glissement de terrain). Ce raccord associe un manchon coulissant avec deux rotules à brides articulées. Conforme à la norme ISO 16134, il offre une bonne tenue mécanique et une résistance élevée au déboîtement. « Bien au-delà des zones sismiques, on l’utilise par exemple dès lors que la canalisation peut subir des efforts tranchants provoqués par des terrains instables au voisinage d’ouvrages tels que des ponts, chambres de vannes etc. GEOFLEX® s’utilise également dans les zones montagneuses ou marécageuses où les contraintes de tassement/mouvement des terrains sont significatives. Ces raccords en fonte ductile revêtus d’époxy 250 microns sont, comme les autres raccords de Saint-Gobain PAM, titulaires d’ACS (attestation de conformité sanitaire) » assure Daniel Débois, responsable marketing chez Saint-Gobain PAM.


Les raccords en fonte ductile d’Electrosteel disposent d’un revêtement « tout terrain »
de 250 microns d’époxy en version standard. 
Ci-dessus, montages multiples avec des robinets-vannes. 

Viking Johnson (distribué en Europe par Aliaxis) propose, en parallèle de ses gammes dédiées fonte, acier ou PRV, le raccord universel UltraGrip qui, grâce à sa large plage de diamètres (DN 40 à DN 700) et de tolérances (jusqu’à 50 mm) et son ancrage par friction, autorise le raccordement entre virtuellement tous les types de matériaux, y compris l’inox de façon autobutée.

Car les raccords et manchons, en plus de relier et dériver, permettent de faire face à bien des problèmes et notamment de réparer les canalisations endommagées.

Réparation : des solutions multi-matériaux et pérennes

Huot, Plasson, Isiflo, Bayard, Saint-Gobain PAM, EIE, Straub… proposent des manchons de réparation dont les domaines d’emploi sont fonction des caractéristiques du manchon lui-même, de celles du tube endommagé (matériau, diamètre), et de la nature de l’endommagement (porosité, fissure, fuite, casse franche). Droites ou coudées, souples, rigides ou articulées, à souder, serrer ou à visser, les solutions sont nombreuses et permettent de faire face à quasiment tous types d’endommagements. Mais il est difficile de faire face à une casse dans des délais très rapides et façon permanente et définitive sans disposer d’un stock de manchons trop important.
D’où l’intérêt des manchons deux ou trois pièces multi-matériaux et multi-diamètres proposées par Saint-Gobain PAM (manchons Replink ou Fixlink), Bayard (Toutinox), Isiflo (ISI), Straub (manchettes inox Clamp ou Rep-Flex distribuées par WALTHER Sarl) ou Norham (Hydroflex®) qui permettent d’intervenir immédiatement sur un large spectre de diamètres et de matériaux.
Chez Straub, le raccord de réparation Rep-Flex® (manchette EPDM avec certifications) permet de réparer des conduites d’eau dans des matériaux les plus divers.

Hydroflex® de Norham est une solution multi-matériaux permanente qui repose sur une gamme de manchons en inox ou acier époxy (du DN 40 au DN 600) permettant de connecter et réparer des réseaux sous pression jusqu’à 24 bar en petit diamètre et 12 bar en DN 400. « Il se présente sous la forme d’un manchon ouvert, c’est-à-dire qu’il vient recouvrir la canalisation comme un pansement, sans qu’il soit nécessaire de couper la section endommagée, explique-t-on chez Norham. Il se distingue des manchons de réparation temporaire qui nécessitent une seconde intervention par le fait qu’il est doté d’un joint à lèvre hydraulique qui assure une étanchéité mécanique au serrage par gonflement du joint et qui utilise la pression du réseau pour rendre le manchon parfaitement étanche. Plus on monte en pression, plus le joint gonfle et renforce l’étanchéité ». Il accepte ainsi des déviations angulaires répétitives post-installation. Hydroflex®, qui existe depuis plusieurs années, a fait ses preuves sur de nombreux matériaux ce qui n’empêche pas que des améliorations ont été apportées dernièrement sur l’élargissement des plages d’utilisations pour permettre à un seul et même raccord d’offrir plus de possibilités.

Chez Straub, distribué en France depuis plus de 30 ans par WALTHER Sarl ou Aliaxis plus récemment, le raccord de réparation Rep-Flex® (manchette EPDM avec certifications) permet de réparer des conduites d’eau dans des matériaux les plus divers.

EIE propose de son côté une gamme très large de manchons de réparation en fonte, en acier ou en inox. Elle a développé une gamme brevetée de manchons tout inox, dit articulés. Ces manchons ont une conception particulière qui autorisent des décalages angulaires jusqu’à 10°, mais avec leur élasticité évitent de créer un nouveau point dur sur la canalisation limitant ainsi les risques de casse ultérieure.
EIE a aussi développé une gamme de manchons permettant de réparer les emboîtements sur les canalisations PVC. Le manchon en deux parties se pose aisément et très rapidement. Cette gamme s’étend de DN 63 à DN 315 en standard. Par ailleurs, EIE s’est spécialisé dans la réparation sur mesure de tous types de canalisation et tous types de fuite dans des délais très courts, et plus spécifiquement sur les diamètres au-delà de DN 300.
Ces solutions offrent la garantie d’une réparation pérenne dès lors que la pose est correctement réalisée, conformément aux prescriptions du fabricant. « Il y a quelques points qu’il est facile mais fondamental de respecter, souligne-t-on chez Norham. À défaut, un manchon de réparation, aussi performant qu’il puisse être, fuira ».











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