Your browser does not support JavaScript!

Entreprises

Veolia propose une réponse opérationnelle complète à la gestion des PFAS dans les boues

19 mai 2026 Paru dans le N°492 ( mots)
© Veolia. Jean-François Nogrette directeur de la zone France et Déchets spéciaux Europe de Veolia.

En s’appuyant sur des technologies spécifiques de traitement des déchets dangereux, telles que la DropFAS, et une approche à la source pour les collectivités et les industriels, le groupe français répond aux exigences de la nouvelle circulaire sur les PFAS dans les boues d'épuration.

À la suite de la publication de la circulaire du 27 avril 2026 relative à la recherche de PFAS (substances per- et polyfluoroalkylées) dans les boues issues de stations d’épuration destinées à la valorisation agricole et à la gestion des boues contenant des PFAS, Jean François Nogrette (voir photographie), directeur de la zone France et Déchets spéciaux Europe de Veolia, explique que « la mise en place d’un cadre réglementaire clair sur les PFAS dans les boues constitue une avancée structurante que nous attendions. Ces derniers mois, nous avons travaillé aux côtés des acteurs de la filière pour nous y préparer collectivement. L’enjeu est désormais opérationnel, à savoir de disposer rapidement de solutions industrielles efficaces et normaliser les méthodes d’analyses ».

Dans le but d’anticiper ces exigences, le groupe français a d’abord mené un travail approfondi pour fiabiliser les méthodes d’analyses, via des études inter-laboratoires. C’est ainsi qu’à l’été 2025, il a lancé une campagne d’analyses exploratoires de boues urbaines qu’il gère, soit 32 % de la production nationale (voir EIN n°474). Veolia informe également systématiquement ses clients concernés par un dépassement des seuils fixés par la nouvelle circulaire ministérielle. « Pour les cas nécessitant une prise en charge spécifique, le Français oriente ces boues vers des filières adaptées, où elles font l’objet d’un traitement et d’un contrôle des émissions de PFAS afin de prévenir tout transfert de pollution, en étroite collaboration avec les collectivités », explique la société dans un communiqué de presse.

Une approche à la source pour les collectivités et industriels

À cet effet, elle dispose de technologies spécifiques de traitement des déchets dangereux, notamment le brevet DropFAS issu de son expertise sur les PFAS dans l’eau potable et annoncé en juin 2025. Grâce à une incinération à plus de +900 °C et à un traitement contrôlé des polluants, cette technologie permet d’atteindre des performances de destruction jusqu’à 99,9999 %, qu’il s’agisse de PFAS cibles non polymériques (PFOA, PFOS, PFHxS…) ou polymériques. Concernant le TFA mentionné dans la circulaire, Veolia a mis en place une stratégie de traitement ciblée : les boues provenant de sites industriels utilisant du TFA sont orientées directement vers des filières d’incinération de déchets dangereux équipées de la technologie DropFAS, en capacité de traiter les PFAS.

Par ailleurs, face à la pollution des boues par ces substances et afin de prévenir l’émission de nouvelles pollutions, le groupe français accompagne les collectivités et les industriels dans l’identification des sources de pollution en amont des stations d’épuration (STEP) et leur cartographie – cette stratégie préventive concerne la maîtrise d’autres pollutions (métaux lourds, hydrocarbures). Cette approche à la source permet ainsi de limiter les rejets à la source, préserver la qualité des boues et sécuriser durablement leur valorisation. « L’anticipation, notre expérience et le déploiement de solutions innovantes nous permettent aujourd’hui d’apporter une réponse industrielle complète. Notre engagement est clair : garantir la sécurité environnementale, accompagner les collectivités et protéger les écosystèmes et la santé des populations et des sols », conclut Jean François Nogrette.

Entreprises liées
Contenus liés