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Tour aéroréfrigérantes : opportunité ou contrainte ?

29 janvier 2020 Paru dans le N°428 à la page 60 ( mots)
En matière de TAR, l’évolution de la règlementation, parfois jugée contraignante, incite certains industriels à s’interroger sur l’opportunité d’opter pour des process en circuits ouverts. « Le problème, c’est qu’en circuit ouvert, toute la chaleur est rejetée dans les cours d’eau dont la température est déjà en hausse », prévient Laurent Mouteaux chez Oreau. « Sans compter que l'autorisation de rejet direct en circuit ouvert est très peu accordée par les autorités, afin de limiter l'impact environnemental et la ponction de la ressource en eau » précise Thierry Robert, expert circuits de réfrigération et légionelles chez Suez WTS France.
Sur les petites puissances, la tendance est au développement des tours adiabatiques qui constituent une alternative aux TAR dans la mesure ou, en évitant toute dispersion d’eau dans le flux d’air, elles ne dépendent pas de la rubrique 2921. « Ces installations, qui peuvent présenter un réel intérêt, se développent assez rapidement sur les petites puissances de 500 à 800 kW, explique laurent Mouteaux. Attention cependant à l’eau qui circule au sein de ces équipements qui doit également être traitée contrairement à ce qu’affirment certains fournisseurs, et à leur emprise au sol, trois fois plus importante ».
D’autres industriels s’intéressent à la possibilité de récupérer une fraction de la chaleur dissipée par leurs TAR pour la réutiliser sur leur site. « Des solutions existent qui ont été mises en place avec des retours sur investissement très rapides grâce aux Certificats Économie Énergie » souligne Laurent Mouteaux. Ce potentiel énergétique peut être réutilisé pour le chauffage d’un bâtiment ou à l’inverse alimenter un climatiseur en été. Elle peut également être utilisée pour préchauffer de l’eau chaude sanitaire par l’intermédiaire d’un échangeur air/eau.
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