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30 novembre 2006 Paru dans N°296 - à la page 143

Les nuisances olfactives sont des préoccupations environnementales dont l'importance est croissante, aussi bien du côté des industriels (milieu émetteur) qui cherchent à maîtriser ces nuisances que du côté de la population riveraine (milieu récepteur) qui exige le respect de son cadre de vie. La pollution odorante constitue en effet le deuxième motif de plaintes après le bruit ; cette importance donnée aux odeurs par le riverain est liée au fait que l'odeur négative est très souvent associée à la notion de toxicité. Cette association est dans la plupart des cas sans fondement puisque les composés odorants peuvent être perçus par l'être humain à des niveaux de concentrations très faibles pouvant être inférieurs aux valeurs limites d'exposition. Même si les niveaux de concentrations en polluants odorants n?induisent aucun risque direct, les nuisances olfactives qu'ils génèrent peuvent avoir un impact psychologique négatif lorsqu'elles sont jugées excessives et dans certains cas avoir des conséquences graves sur la santé. À l'heure actuelle, il n?existe cependant pas de définition réglementaire de la pollution odorante autre que des prescriptions techniques minimales et des recommandations liées au confort. En effet, l'arrêté du 2 février 1998 définit uniquement ?le niveau d'une odeur? comme étant le facteur de dilution qu'il faut appliquer à un effluent pour qu'il ne soit plus ressenti comme odorant par 50 % des personnes constituant un échantillon de population.