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31 mars 2014 Paru dans N°370 - à la page 88

À la suite des deux conflits mondiaux du XXième siècle, le territoire national français est une des régions au monde qui a subi le plus de dégradations environnementales, avec des séquelles des milieux naturels qui portent surplus de 4 000 communes, ainsi que sur ses façades maritimes et qui sont aujourd'hui reconnus par l'O N U. La diversité des armes et produits chimiques utilisés, les effets différés liés à la dégradation progressive dans les sols des munitions non explosées, les stockages d'urgence de munitions récupérées ont conduit à une détérioration de la qualité des sols, les sédiments et des eaux souterraines préoccupantes dans l'emprise des zones de conflits. Ces éléments devront être intégrés dans la gestion de l'espace et des ressources naturelles, conformément aux directives européennes. Par ailleurs, de nouveaux risques peuvent apparaître ; ils sont liés à de nouvelles pratiques agricoles, labours profonds et acidification des sols par exemple, à des accidents maritimes associés à la pêche en eau profonde, voir à des modifications climatiques à la source du développement des incendies de forêts, susceptibles de remobiliser les séquelles des deux conflits mondiaux.