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Optimisation du facteur d’oxygénation dans un Chenal Algal à Haut Rendement en mode étage
Najoua Haddaoui 28 avril 2018 Paru dans N°411 - à la page 90

Le chenal Algal à haut rendement reste parmi les systèmes d’épuration les plus appropriés pour les petites et moyennes agglomérations, et s’adapte parfaitement aux conditions climatologiques du contexte marocain. C’est un procédé de traitement extensif permettant une nette économie de surface comparé au lagunage. Pour améliorer son comportement vis-à-vis d’une charge organique importante, l’idée d’ajouter un étage identique pourrait présenter une solution prometteuse permettant d’une part de rendre le système intensif, autrement dit, traiter le double du débit pour une même superficie?; et adapter le système à une agglomération plus importante par le biais d’une augmentation de la population desservie d’autre part. Deux variantes possibles pour le fonctionnement du chenal Algal à haut rendement en mode étage selon le type d’alimentation hydraulique envisagée soit en série ou en parallèle. Le problème de production d’oxygène dans le chenal Algal à haut rendement en mode étage, n’est pas une chose aisée, en effet, il faut prendre en considération les facteurs suivants?: l’effet de masque et le minimum d’O2. La détermination de la hauteur critique entre les deux chenaux haut et bas a été déterminée en se basant sur la variation de l’insolation solaire pendant une année en prenant Rabat comme ville de référence, les flux directs et les flux diffus ont été considérés lors de cette simulation. Les résultats obtenus pour le mois le plus défavorable ont montré que le chenal bas résiste au problème d’effet de masque sans pour autant affecter la symbiose algo-bactérienne. Le facteur d’oxygénation, élément clé de tout fonctionnement normal, a été optimisé et calé par une série de valeurs expérimentales obtenues sur la station pilote de l’IAV Hassan II et Ouarzazate. De ce fait, l’adaptation du CARET aux conditions marocaines doit passer par des modèles de dimensionnement basés sur une mise en équations, et une modélisation des différents mécanismes hydrodynamiques et bio-réactionnels qui régissent la distribution de l’oxygène au sein du système étagé.