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28 février 2014 Paru dans N°369 - à la page 77

Le stockage de déchets en Installation de stockage de déchets ultimes non dangereux (ISDUND) est un maillon indispensable de la gestion de nos flux de déchets. Dans ces déchets, bien que les filières de valorisation de la matière organique et les filières de recyclage se développent, il reste toujours une part importante de déchets biodégradables. Les ISDUND bioactives, également appelées bioréacteur sont une alternative aux ISDUND « classiques ». Dans ces installations, les lixiviats récupérés en fond de casier sont généralement réinjectés en haut du massif de déchets pour percoler par gravité. L?augmentation de l'humidité ainsi obtenue a pour objectif d'accélérer la dégradation des déchets qui reste en ISDUND un des paramètres clés pour l'obtention d'une biodégradation anaérobie optimale de la matière organique des déchets. L?effet recherché par les exploitants est à la fois d'augmenter la quantité de biogaz produite et de concentrer sa production sur une période plus courte afin de permettre une valorisation plus aisée de ce dernier. Ces objectifs conduisent également à un enjeu d'importance qui est la stabilisation plus rapide et plus homogène du massif de déchets. Cependant, à l'heure actuelle, peu d'outils de diagnostics permettent de renseigner sur la présence éventuelle, dans le massif de déchet, de zones plus ou moins dégradées. L?utilisation de ces outils s'intègre également dans la problématique de fin de suivi post-exploitation fixée réglementairement à 30 ans minimum. Le manque de paramètres ou de données quantitatives sur ces systèmes est un frein à l'optimisation de ce mode de gestion. Dans le cadre d'un projet de recherche multipartenarial, un ensemble de méthodes de mesure physique renseignant sur les variations de teneur en eau et de température est déployé sur des casiers d'ISDUND bioactive et combiné à des essais en laboratoire pour optimiser les cycles des séquences de réinjection envisagés in situ. Débuté fin 2011, l'instrumentation est à ce jour en phase finale d'implantation sur le site. Cet article propose d'illustrer les méthodes et la démarche mise en place ainsi que de présenter les premiers résultats obtenus lors des mesures sur site, notamment en ce qui concerne l'évolution de la température et les mesures de résistivité électrique.

IRSTEA - ACOME - Université de Caen