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28 decembre 2001 Paru dans N°247 - à la page 59

La toponymie, sans aller dans le domaine linguistique de la science des noms de lieux d'origine celtique, saxonne ou ligure, est souvent instructive d'un passé plus riche que l'état actuel des lieux ne l'indique. Le nom évoque souvent aussi les causes de la création de l'habitat et de l'activité des premiers occupants. On montait au moulin à vent sur la colline de Ménilmontant (75), ou à ceux d'Issy-les-Moulineaux (92), mais on allait au moulin à eau de Breuil-Chaussée (79), Molines en Queyras (05) et les meuniers stéphanois pouvaient commander leurs meules neuves à Roche-la-Molière (42). À Saint Aubin les Forges (58) ou à Auvillers les Forges (08), vous aviez des chances de faire forger vos outils grâce aux moulins à martinet qui activaient aussi les soufflets des hauts-fourneaux. Les moulins à vent servaient presque exclusivement à moudre les céréales, les moulins à eau servaient à tout. Moulins à huile d'olive, de noix, de lin, moulins à papier, à foulons, à battoirs, à martinets, moulins de sciage de bois et même de marbre.