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A l'occasion du centenaire de la crue de 1910, la SHF, en collaboration avec l'IIBRBS et la DIREN Ile de France, avec l'appui du SRNH/DGRP/MEEDM, de Météo France et du Ministère de l'Intérieur, organise un colloque scientifique sur les grandes crues, leur gestion et leurs impacts qui se tiendra à Paris les 24 et 25 mars prochain.

Douze ans après le premier colloque sur le « Risque crue en région parisienne» et 100 ans après les crues de 1910, la SHF fait à nouveau le point sur le risque inondation qui constitue encore le risque naturel majeur en France et particulièrement dans le bassin de la Seine à Paris. Une inondation est la réalisation d'un risque résultant de la concomitance d'un aléa hydrologique (occurrence de crue) et d'une vulnérabilité (occupation des sols, activités humaines) dans un bassin versant. En l'état actuel des connaissances, l'aléa crue est imprévisible à moyen et long terme, mais on peut estimer, en fréquence et en probabilité les crues rares et extrêmes. Cette évaluation conduit à mieux définir des évènements de référence, qui, associés à la vulnérabilité correspondante, permettent une meilleure gestion du risque par des actions de protection et de prévention, et une réduction de la vulnérabilité des personnes, collectivités et réseaux à long terme par l'aménagement du territoire. Cependant, la prévision à court terme de cet aléa paraît accessible et la prise en compte des incertitudes améliorable, selon les échéances. Mais il est important de développer une capacité à prévoir des scénarios vraisemblables simulés sur plusieurs jours qui concourront à améliorer l'organisation de la gestion de crise, les plans de sauvegarde, de continuité de services et d'activités, les outils d'aide à la décision, et les réglementations. Il est donc primordial de bien appréhender la genèse du processus physique spatio-temporel dynamique des crues historiques observées en s'appuyant sur la météorologie, cause des précipitations (volume, intensités), des températures, et du processus d'infiltration des pluies dans les sols des bassins versants. Lorsque les données mesurées d'échantillons importants sont disponibles, ces analyses évènementielles et continues sont indispensables à la sélection des paramètres pertinents pour construire des modèles parcimonieux et robustes. Dans le cadre de la variabilité climatique actuelle et de la simulation de sa possible évolution/changement, ces modèles permettront alors une probabilisation des incertitudes, tant pour les fréquences de l'aléa débit de crue que pour les prévisions pluviométriques, hydrologiques et hydrauliques en temps réel, des scénarios de crues.