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30 decembre 2011 Paru dans N°347

Les microstations d'épuration à culture fixée du groupe irlandais KMG, qui équipent déjà quelque 10.000 foyers, seront bientôt « made in France » : l'usine de Naintré, dans la Vienne, vient de produire ses premières stations.

L?inauguration officielle de l'usine a eu lieu le 21 novembre dernier en présence de l'Ambassadeur d'Irlande en France et de nombreux officiels locaux et régionaux. Elle a été prolongée par le grand rassemblement annuel du réseau de distribution Tricel France. Au programme, de nombreux échanges notamment sur les dernières améliorations apportées aux produits ainsi que sur les récentes évolutions règlementaires et les projets de développement de KMG et de Tricel sur le marché hexagonal. Car sur un marché en pleine expansion, Tricel dispose avec sa gamme de 1 à 500 EH de nombreux atouts. Là où les microstations sont parfois critiquées pour leur supposée complexité et manque de fiabilité, l'entreprise apporte des réponses solides, étayées par 10 années d'expérience. Ainsi, et en conditions de surcharge ou de sous-charge, voire d'absence de charge prolongée « sans aller jusqu'à l'intermittence telle que définie par les textes », précise François Le Lan, directeur général de Tricel, la culture fixée immergée aérobie se démarque nettement des systèmes à boues activées. Autre exemple, face aux électroniques gérant le fonctionnement de certaines microstations, Tricel se démarque grâce à sa simplicité tant au niveau de la conception que de la pose, du fonctionnement et de l'entretien. La simplicité, avec la robustesse et la fiabilité, sont privilégiées : cuve en PRV moulé en SMC, compresseur à double piston et diffuseur cylindrique céramique (l'un et l'autre sans membranes, le point faible de ce genre d'équipements), lit bactérien en nid d'abeille polypropylène, et un coffret d'alarme étanche au contenu réduit au strict minimum. Même le minuteur (à plots) ne laisse aucune place à l'électronique synonyme de modernité mais aussi de pannes. Mais quid de la traçabilité des microstations et des risques liés à leur entretien ? « Chaque Tricel est mise en service par le partenaire exclusif local, spécialiste de la microstation, avec certificat de mise en service envoyé au siège pour enregistrement ; dans la foulée de la mise en service, le partenaire propose un contrat d'entretien annuel », souligne François Le Lann. « Et si un client refuse ce contrat que l'on ne peut lui imposer légalement, les indications qui lui sont transmises lors de la mise en service, lui permettront d'entretenir sa microstation au moins aussi bien qu'il entretiendrait une fosse toutes eaux et qu'il surveillerait l'absence de colmatage d'un réseau d'épandage ou d'un filtre à sable » Reste ceux qui, alléchés par le succès de Tricel en France, importent d'Angleterre des contrefaçons à bas coût qui n?ont rien à voir avec la Tricel. « KMG fournit en effet un industriel anglais en cuves nues, qui les équipe à sa façon et les écoule en Angleterre, rien de répréhensible jusqu'ici » explique François Le Lann. « Mais une société anglaise, cliente de cet industriel, et son antenne française basée en Isère, jouent sur la ressemblance extérieure de cette station avec la Tricel pour faire l'amalgame et flouer les clients, leur vendant leur station avec' copie de l'agrément Tricel et du guide de l'utilisateur correspondant ». Pour éviter toute déconvenue et en attendant que la répression des fraudes mette un terme à ces agissements, Tricel précise que ses produits ne se vendent pas sur internet et que ses partenaires exclusifs sont uniquement ceux qui figurent sur son site www.tricel.eu.