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Première en France, la station d'épuration des Bouillides (Sophia Antipolis) élimine la majeure partie des micropolluants de l'eau qu'elle traite.

Mise en service en 1983, la station d'épuration de Sophia Antipolis était équipée d'un traitement de pollution carbonée par biofiltration. Dix ans plus tard, une extension s'imposait avec traitement des pollutions azotées et phosphorées. Degrémont, réalise les travaux en 1997 en ajoutant quatre biofiltres de traitement de la pollution carbonée et quatre biofiltres de traitement de la pollution azotée pour une capacité portée à 23 000 EH. Une décennie plus tard, vu le développement urbain et industriel local, une nouvelle extension est envisagée pour une capacité de 50 000 EH. Afin d'améliorer les performances de la STEP, le Syndicat Intercommunal décide, avec la société BG Ingénieurs Conseils, l'introduction d'un traitement des eaux usées par ozonation afin d'éliminer tout rejet de micropolluants dans la Bouillide, petite rivière à l'étiage sévère alimentant indirectement, en aval, la nappe phréatique d'Antibes. Métalloïdes, éléments radioactifs, micropolluants organiques, hormones, produits pharmaceutiques, perturbateurs endocriniens, les micropolluants issus des résidus de médicaments, de produits cosmétiques ou phytosanitaires, des insecticides et autres types de produits domestiques ou industriels ne devaient plus être rejetés dans le milieu naturel. En effet, avec des concentrations du microgramme, voire du nanogramme par litre, certaines de ces substances sont susceptibles d'avoir des effets potentiels chroniques sur les écosystèmes, voire sur la santé humaine. Assurée par Ozonia-Degrémont Technologies, l'ozonation a été retenue car éprouvée dans le traitement de l'eau potable. En outre, ce choix répond aux besoins concernant les micropolluants en réduisant la concentration d'un large spectre de composés organiques. Placée entre les étages de traitement biologique de nitrification et dénitrification, l'ozonation s'insère dans la STEP existante vu sa compacité. Le générateur d'ozone CVF-10 est modulable et pourra s'adapter aux évolutions de la station à l'horizon 2030 pour une capacité de traitement jusqu'à 50 000 EH. Aujourd'hui, le prétraitement comporte deux dégrilleurs de 12 mm puis deux ouvrages de dessablage déshuilage et deux tamiseurs de trois millimètres. La décantation primaire est suivie du traitement biologique du carbone puis du traitement des micropolluants plus désinfection via l'ozoneur et la tour d'ozonation. Avant rejet dans le milieu naturel, le circuit se termine par la dénitrification. Dorénavant, la STEP anticipe les exigences de la Directive Cadre Européenne sur l'eau qui impose la réduction des émissions de 41 substances prioritaires dans le milieu naturel à l'horizon 2015. Cette opération s'est chiffrée à 15 millions d'?uros HT dont 6,3 M? HT pour les réseaux de transfert, 7,3 M? HT pour la station d'épuration et 1 M? HT pour la désinfection et le traitement des micropolluants. Jean Guilhem