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Spécialisée dans la purification de l'eau, Elmatec conçoit, développe, construit et commercialise des installations de traitement d'eau dédiées à des applications professionnelles et industrielles. Son expertise, acquise sur le terrain, résulte de savantes associations de matériels, produits et procédés techniques éprouvés qui débouchent sur des solutions innovantes et performantes. Considérés individuellement, les composants utilisés par Elmatec sont plutôt classiques. Mais adaptés, paramétrés puis associés les uns aux autres, ils débouchent sur des solutions extrêmement efficaces. On appelle cela l'intelligence collective. Chez Elmatec, elle est partagée par une équipe de techniciens de haut niveau, qui n?aime rien tant que d'être confrontée à des problématiques complexes. Rencontre avec Abdallah Batikhy, Président de la société Elmatec.

L?Eau, L?Industrie, Les Nuisances : Pouvez-vous nous présenter votre entreprise en quelques mots ? Abdallah Batikhy : Elma Technologies, aujourd'hui appelée Elmatec, est une société qui capitalise maintenant une dizaine d'années d'expérience et dont les compétences s'exercent dans le domaine de la purification de l'eau. A l'origine, notre ambition était de fabriquer et commercialiser des osmoseurs dans le domaine médical et plus précisément dans le milieu hospitalier, secteur que nous jugions, à tort, peu concurrentiel et dans lequel nous considérions, à raison, que les besoins étaient importants. Autant vous dire que nos débuts ont été assez difficiles'. Confrontés à des poids lourds dont la notoriété n?était plus à faire, il nous a fallu beaucoup de temps et d'abnégation pour parvenir à percer et nous faire peu à peu un nom. Revue E.I.N. : Quels sont les éléments qui vous ont permis d'y parvenir ? A.B. : Nous avons commencé au départ par perdre beaucoup d'affaires ! On ne concurrence pas, sur leur propre terrain, des grands groupes au savoir-faire reconnu sans faire-valoir quelques spécificités propres. C?est ce que nous avons mis un peu de temps à comprendre. Mais en persévérant, en apprenant de nos échecs, nous avons fini par développer une expertise particulière qui nous a permis de remporter plusieurs affaires avant de finir par être référencés et validés sur des plateformes nationales. Revue E.I.N. : Sur quoi repose cette expertise ? A.B. : Sur un vrai savoir faire technique qui ne se limite pas à la distribution en série de matériels standards en provenance de divers constructeurs dont nous n?aurions maitrisé qu'imparfaitement les modes de fonctionnement. Nous avons choisi de fabriquer nous-mêmes nos propres osmoseurs sur la base de composants sélectionnés, testés et éprouvés, ce qui nous permis, au fil du temps, de maitriser parfaitement différentes techniques dont celle de l'osmose inverse. Cette approche, qui s'est révélée payante, nous l'avons ensuite dupliquée sur d'autres techniques de traitement parmi lesquelles la filtration, la déchloration, l'adoucissement, la déminéralisation ou encore l'électrodéionisation. Revue E.I.N. : Et aujourd'hui comment vous positionnez vous ? A.B. : Notre positionnement n?a pas varié. Nous exerçons une activité distribution qui consiste à commercialiser des équipements standards, sélectionnés pour leur fiabilité, qui correspondent aux besoins de nos clients. Parallèlement, nous avons continué à nous intéresser aux problématiques complexes en répondant à des appels d'offres dont les particularités ne pouvaient pas être satisfaites par des équipements standards. Ceci nous a amené à développer nos propres équipements en sélectionnant soigneusement les composants, en travaillant sur tout un ensemble de paramètres pour, à chaque fois, être en mesure de répondre parfaitement aux besoins du client. C?est sur cette base que notre développement s'est construit, sur un bouche à oreille qui nous a permis d'être reconnus en tant qu'experts capables de répondre aux demandes les plus diverses. Revue E.I.N. : C?est aussi un bon moyen pour apprendre et capitaliser des connaissances précieuses ? A.B. : Absolument. On apprend beaucoup du terrain et davantage encore des applications particulières ou complexes, des « moutons à cinq pattes » comme on les appelle. Cette expertise, qui s'est construite au fil du temps, nous a permis de nouer des relations privilégiées avec certains fournisseurs comme par exemple GE qui a apprécié d'avoir un interlocuteur capable de maitriser parfaitement certaines techniques comme l'osmose inverse dans ses développements les plus poussés. Peu à peu, très logiquement, un partenariat de fait entre GE et Elmatec s'est mis en place sur des réalisations particulières ou complexes qui nous ont été confiées par GE pour le compte de leurs clients sur des applications liées à l'osmose inverse mais également en matière de filtration, de déchloration d'adoucissement ou encore d'électrodéionisation. Revue E.I.N. : Si bien qu'aujourd'hui vous êtes distributeur agréé GE? A.B. : En effet. Ce choix, nous l'avons fait pour plusieurs raisons. D?abord parce que GE a engagé ces dernières années un effort particulier dans le domaine des membranes d'osmose qui leur a permis de sortir de nouvelles membranes dont les gammes HR pour « High Rejection » et LE pour « Low Energy », dont les performances sont vraiment intéressantes. Ensuite parce que GE, dont le portfolio est sans doute l'un des plus complet dans le domaine du traitement de l'eau, vise un marché mondial ce qui permet à n?importe quel exploitant de se réapprovisionner en composant très facilement ou qu'il se situe dans le monde. Enfin et peut-être surtout parce que les équipements fournis par GE sont ouverts, à l'inverse d'autres matériels qui ont pour effet de rendre le client captif. Ces équipements, vous pouvez les paramétrer, les adapter, les modifier pour satisfaire au plus près les besoins du client. Pour nous, c'est un argument de développement essentiel qui nous permet de faire évoluer les équipements tout en continuant à exploiter des composants standards facilement interchangeables. Pour l'exploitant, c'est tout aussi important puisqu'il conserve une liberté pleine et entière vis à vis de nous, comme d'ailleurs de GE. Revue E.I.N. : Revenons un moment sur les membranes d'osmose inverse que vous évoquiez. Qu'est-ce qui fait leur qualité ? A.B. : Le taux de réjection moyen de ces membranes avoisine les 99,8% pour la série HR et 99,3% pour la série LE avec un débit de production de 20% supérieur à celui d'une membrane classique. Autre argument de taille : GE teste 100% de ses membranes à partir des tailles 40 en sortie des lignes de production. On peut donc, avec ses membranes, répondre à la quasi-totalité des configurations et des besoins dans le domaine industriel comme dans celui des applications sanitaires et même sur un panel d'applications bien plus large que le PureWater auquel elles sont pourtant dédiées. Ce niveau de qualité s'explique par les importants efforts menés ces dernières années par GE en terme de R&D, ce qui a permis de les hisser au plus haut niveau. Sans oublier l'expertise capitalisée par Desal, puis Osmonics, avant leur rachat par GE. Tout ceci a mené au développement des membranes bi et tri-couches avec des gammes de membranes spécifiques dédiées à différents types d'applications. Revue E.I.N. : Le choix de la membrane, c'est essentiel'. A.B. : Effectivement. Une part de notre expertise consiste à rechercher puis à sélectionner les membranes les plus adaptées aux conditions opératoires considérées, c'est-à-dire à la qualité de l'eau en entrée, puis à la qualité de l'eau recherchée en sortie de traitement. Pour chaque application, l'adéquation de la membrane est donc un point clé. Propos recueillis par Vincent Johanet