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Du 2 au 5 mars prochain s'ouvrira au Parc des expositions de Saragosse la 19e édition de Smagua, le Salon international de l'eau et de l'irrigation qui avait réuni lors de sa précédente édition 1.725 entreprises du monde entier et plus de 35.000 visiteurs. D?ores et déjà, le comité organisateur de l'évènement travaille d'arrache-pied pour confirmer ce résultat et placer Smagua parmi les grands évènements du secteur. Rencontre avec le Président du comité organisateur, Ángel Simón, par ailleurs Président directeur-général du groupe Agbar.

L?Eau, L?Industrie, les Nuisances : Où en sont les préparatifs de Smagua 2010 ? Angel Simon : Le comité organisateur que je préside, travaille activement dans trois directions principales : la communication et la promotion nationale et internationale du salon, les services du parc des expositions et les activités parallèles. Les résultats sont pour le moment très satisfaisants dans ces trois domaines et les progrès seront évidents dans cette édition. Smagua conserve un niveau d'exigence élevé, fidèle à sa position de leader sur le plan international dans le domaine des salons de cette spécialité. C'est pourquoi nous consacrons tous nos efforts pour conserver ce statut et pour faire encore mieux que lors du dernier rendez-vous, qui avait réuni plus de 35 000 visiteurs et 1 725 exposants. E.I.N. : Quelles seront les nouveautés de l'édition 2010 ? A.S. : Pour cette édition, les espaces d'exposition seront plus importants, notamment ceux consacrés à l'irrigation, au traitement, à la réutilisation et au dessalement. Le nombre d'innovations dans le domaine des équipements, des systèmes et des solutions techniques sera donc en augmentation. Parmi bien d'autres nouveautés, il convient de citer une nouvelle initiative qui se propose de mettre en avant un pays pendant une journée, afin de favoriser la collaboration technologique, industrielle et commerciale. E.I.N. : Quels sont les objectifs du Comité organisateur pour cette 19ème édition ? A.S. : Notre approche consiste à chercher à répondre à la demande, à proposer un cadre idéal pour les activités du secteur ainsi qu'un lieu de rencontre de référence pour tous les professionnels. Et ce sans ne jamais oublier les besoins de chaque participant. En fait, en tant qu'événement de référence du secteur, Smagua ambitionne d'être un reflet fidèle de la situation actuelle. Mais je suis convaincu que le Salon servira aussi de levier au secteur et que son déroulement nous permettra de mieux appréhender les tendances à venir. E.I.N. : Que dire de la participation ? A.S. : Il est encore trop tôt pour donner des chiffres définitifs mais les prévisions sont excellentes. La participation internationale sera importante, notamment celles d'exposants venant d'Allemagne, d'Autriche, de France, des Pays-Bas, d'Italie, du Royaume-Uni et de Turquie, qui prévoient d'être plus nombreux. E.I.N. : Quelle est la situation actuelle du secteur de l'eau en Espagne ? A.S. : Le secteur est assez dynamique et réalise de grands efforts en termes de R&D, nécessaires au développement et au maintien de sa compétitivité. Pour affronter le futur et avec l'entrée en vigueur et l'application de la DCE, les domaines d'activités s'élargissent considérablement. Malgré la crise, les sous-secteurs tels que le traitement et la réutilisation se trouvent dans une dynamique de croissance. Par ailleurs, les possibilités de pénétration de nouveaux marchés sont plus importantes grâce aux investissements dans les infrastructures d'assainissement et au transfert de technologie vers des pays du bassin méditerranéen et du nord de l'Afrique par exemple. E.I.N. : En tant qu'expert du secteur, quel est, selon vous, le principal problème de l'eau dans votre pays et quelles solutions peut-on trouver ? A.S. : L'Espagne a des problèmes endémiques d'approvisionnement en eau, surtout sur la côte méditerranéenne où se concentrent la population et l'activité économique. Pour répondre à ces problèmes, il faut étudier toutes les technologies disponibles et utiliser celles les mieux adaptées à chaque cas. Et ce sans oublier les mesures de gestion de la demande.