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Un sondage publié le 6 février dernier par l'Ifop pour la Fédération des Distributeurs d'Eau Indépendants (FDEI) donne une image assez précise de l'intérêt que portent les Français à la gestion des services de l'eau et de l'assainissement. Plus de huit personnes interrogées sur dix (81%) souhaitent en effet que ce sujet soit abordé au moment des élections municipales de mars prochain.

Les Français interrogés par l'Ifop pour la Fédération des Distributeurs d'Eau Indépendants (FDEI) associent au secteur de l'eau l'image d'un secteur géré par des grands groupes (72%) et donc de fait peu concurrentiel (64%). Dans ce contexte, l'action de contrôle des pouvoirs publics est jugée insuffisante par plus d'un interviewé sur deux (52%). Par ailleurs, ce secteur pâtit d'une faible visibilité dans l'opinion, une majorité des personnes interrogées déclarant en effet manquer d'information (59%). « Les Français soutiennent très majoritairement (72%) l'idée de favoriser l'accès des PME du service de l'eau aux marchés publics afin d'augmenter leurs poids face aux grandes entreprises ou aux grands groupes » indique Frédéric Dabi, directeur du département d'Opinion Publique de l'Ifop. Sur le marché de la distribution de l'eau, la qualité de l'eau se révèle sans conteste le critère de première importance, auquel les personnes interrogées se disent attachées (81% de citations). Vient ensuite, comme garantie de cette attente de qualité, le contrôle et la sécurité. Dans un environnement marqué par la thématique du pouvoir d'achat, le prix constitue également un critère essentiel sur ce marché. Dans la période pré-électorale actuelle, le thème de la gestion de l'eau bénéficie d'un intérêt certain de la part des Français. Plus de huit personnes interrogées sur dix (81%) souhaitent en effet que ce sujet soit abordé au moment des élections municipales de mars prochain. « Les Français appellent donc massivement de leurs v?ux que la thématique de l'eau s'invite dans la campagne municipale » conclut Frédéric Dabi. Fortes de ces enseignements, les PME réunies au sein de la FDEI ont décidé de prendre les devants en faisant des propositions pour que se développe une véritable concurrence. Elles prônent notamment l'adoption d'un Small Business Act à la française. La FDEI souhaite notamment que la part des PME sur le marché des délégations de services publics d'eau et d'assainissement passe de 3% à 23% dans les 5 ans. Elle préconise pour ceci l'adoption de 3 mesures : - Réserver aux PME les contrats inférieurs à 8 000 abonnés, jusqu'à atteindre un quota national de 23%, sous réserve que le montant de l'offre ne soit pas supérieur au prix du service en cours, et qu'il y ait des PME spécialisées participantes à la consultation. - Pour les contrats supérieurs à 8 000 abonnés, dédommager les frais d'études des PME dont les offres ne seraient pas retenues à hauteur de 10 000 ?, afin de les encourager à favoriser le jeu de la concurrence. Cette indemnité pourrait être versée seulement dans le cas où la négociation aurait permis une économie supérieure à ce montant. - Empêcher le dumping des grands groupes lors du renouvellement des contrats des PME, en refusant des offres qui seraient 20% en dessous des charges actuelles du service. Le sondage « Image et perception du marché de la distribution de l'eau » réalisé par l'Ifop pour la FDEI est téléchargeable à l'adresse : http://www.fdei.fr