Your browser does not support JavaScript!

Depuis plus d'un siècle, l'usine de traitement d'eau potable de Laval alimente l'agglomération et sa proche périphérie, c'est-à-dire les communes de la première et deuxième couronne. En 2008, environ 90.000 personnes sont alimentées par l'eau potable qu'elle produit. Un procédé de traitement bien rodé, que la mairie tient à conserver en régie publique « pour respecter la qualité et le pouvoir d'achat des familles » a souligné Claude Gourvil, 5ème adjoint chargé de l'écologie urbaine de Laval, pendant son allocution d'inauguration de deux nouveaux groupes de pompage.

Le traitement de l'eau est assuré en huit phases sur chacune des deux files de traitement. Tout d'abord, l'eau est pompée dans la Mayenne par deux pompes de 800 m3/h. Un troisième équipement de secours est apte à prendre la main à tout moment, en cas de défaillance de l'une des deux pompes. L'eau de surface pompée est distribuée sur deux files identiques. Elle est polluée par des matières organiques et des matières dissoutes « surtout l'été quand la température dépasse 26°C » souligne Gérard Pouteau, responsable de production qui reste optimiste et note « que les agriculteurs font plus attention à leurs intrants, la qualité de l'eau à traiter s'améliore ». Le traitement débute par un dégrillage visant à éliminer les flottants sur une grille fine de 2 millimètres. Une fois ces matières en suspension éliminées, les matières organiques et les métaux en solution sont oxydés à l'ozone pour faciliter la décantation. L'eau ainsi traitée est reminéralisée par adjonction de chaux et de gaz carbonique pour diminuer son agressivité et protéger les canalisations contre la corrosion. Puis vient l'étape de floculation/décantation. Les matières en suspension sont rassemblées sous forme de floc, après injection d'un coagulant : le sulfate d'alumine. Les boues résultant de la décantation sont évacuées vers le réseau d'assainissement. L'eau décantée, est filtrée sur un filtre de 90 centimètres de sable de silice, pour réduire le floc échappé à la décantation. Un traitement de post-ozonation assure une action bactéricide et virulicide et parachève l'oxydation de la matière organique passée à travers les traitements précédents. En phase finale, un affinage par filtration sur un lit de 95 centimètres de charbon actif assure l'adsorption des molécules responsables des mauvaises odeurs (pesticides, hydrocarbonés, micropolluants) et du goût. Ainsi traitée, l'eau est distribuée dans les réservoirs des quatre zones alimentées par la station pour être stockée avant pompage dans les châteaux d'eau. Si l'usine de potabilisation de Laval est en service depuis la fin du 19ème siècle, elle évolue très régulièrement au fil des ans pour faire face à la dégradation de la ressource et produire une eau de qualité constante. Un procédé en évolution permanente L'usine actuelle a été entièrement remise à niveau en 1960. Depuis, elle est en évolution permanente et les travaux sont réalisés chaque année tant sur le site de production que sur les réservoirs, les 200 km de réseau étant entretenus par un autre service. L'instrumentation sur réseau est également supervisée par le site de production. Ainsi, pour assurer la mise à niveau de ses automatismes, des travaux ont été entrepris dès 2007 pour un passage sous réseau Ethernet de tous les automatismes en trois phases durant la période 2007-2009. En parallèle, 2008 a également permis le remplacement de deux groupes de pompage de refoulement de l'eau traitée vers les réservoirs de stockage des Vignes. Avant travaux, les deux réservoirs des Vignes étaient alimentés en eau potable par deux groupes de pompage de 165 kW et 158 kW depuis l'usine des eaux. Datant des années 1960, ces deux groupes de refoulement étaient caractérisés par une forte consommation d'énergie, un rendement médiocre et un niveau sonore élevé. De plus, ils présentaient des signes de vieillissement et leur maintenance devenait difficile, voire onéreuse. En 2007, la consommation moyenne journalière de ce secteur de Laval Est s'établissait à 5.500 m3. Pour éliminer tout risque d'interruption de service, la décision de remplacer les pompes fut prise et c'est l'entreprise Mayennaise Feljas & Masson qui a été retenue le 4 décembre 2007 pour honorer ce marché de 75.400 ? HT, en proposant la fourniture de pompes NO de Salmson. « La longueur et la hauteur de refoulement nécessite l'installation de pompes puissantes aux caractéristiques hydrauliques supérieures », souligne François Dupré, responsable régional Salmson pour le marché cycle de l'eau. Ce sont deux pompes Salmson de type NO 150-400V-H31-110-4/GMS, certifiées ACS, qui ont été installées en remplacement des anciennes pompes. Chacune d'entre elles est dotée d'un moteur de 110 kW à quatre pôles et fournit un débit de 500 m3/h à une hauteur de colonne d'eau de 52,90 mètres. Ces pompes monocellulaires sur socle restent fidèles à la conception d'origine. Elles remplacent deux des trois pompes d'origine, « la troisième devant être remplacée ultérieurement » précise François Dupré. Dotées d'un rendement hydraulique de 85% au point de fonctionnement nominal et d'une puissance de motorisation plus faible que les équipements remplacés, ces pompes devraient permettre de réaliser de substantielles économies d'énergie.