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Des installations plus performantes, plus compactes, plus faciles à installer et à exploiter : le procédé de récupération des calories contenue dans les eaux grises développé par Biofluides Environnement a beaucoup évolué ces dernières années. Il est aujourd'hui capable de répondre de manière efficiente à de nombreuses applications.

Recycler la chaleur contenue dans les eaux grises ? L?idée n?est pas tout à fait nouvelle mais elle fait peu à peu son chemin. En 2009, Alain Mouré, Président fondateur de Biofluides Environnement développait son procédé E.R.S© (Energy Recycling System) pour tirer profit de ce gisement de chaleur encore inexploité que sont les eaux grises rejetées chaque jour au réseau d'assainissement. Il s'agissait déjà de récupérer les eaux usées issues des douches, baignoires, lave-linge ou lave-vaisselle, ou bien les eaux industrielles (condensats de vapeur, eaux de lavage, eaux chaudes de process...) à des températures variant entre 20 et 33°C. Objectif : récupérer les calories après les avoir fait circuler dans un échangeur et avant de les rejeter au réseau à une température comprise entre 8° et 9°, comme dans n?importe quelle installation. Le concept, conçu pour s'intégrer directement dans les bâtiments résidentiels et industriels, susceptible d'être couplé avec du solaire ou de la géothermie, séduisait alors les bailleurs sociaux soucieux de réaliser des économies tout en protégeant leurs locataires des hausses successives du coût de l'énergie. Près de 7 années et une cinquantaine d'installations en fonctionnement plus tard, le procédé repose toujours sur le même process : une cuve d'échange thermique qui récupère et transfère l'énergie vers une pompe à chaleur eau/eau chargée de produire de l'eau chaude sanitaire. Mais il n?a plus grand chose à voir avec ce qu'il était lors de son démarrage. En termes de mise en ?uvre d'abord. L?installation mise en service au printemps 2015 dans le 13ème arrondissement de Paris, illustre bien les progrès accomplis en matière de compacité par exemple : sur une quinzaine de m², « l'équivalent de deux places de parking », comme le souligne Alain Mouré, l'installation recueille et recycle jour et nuit les eaux grises de 120 logements T3 récemment réhabilités. Plus compacte, bien qu'elle intègre une pompe à chaleur de 56 kW, elle est aussi plus simple à exploiter après s'être avérée plus rapide à installer. Quant à la maintenance, également réduite, elle se résume désormais à la visite de routine trimestrielle d'un électrotechnicien et au passage, une fois par an, d'un frigoriste chargé de vérifier le bon état des circuits de fluides caloporteurs. A Melun, ou une toute dernière génération de l'E.R.S. encore plus compacte vient d'être mise en route, l'installation a été réalisée en 10 jours contre deux mois précédemment, et la mise en route a été effectuée en deux heures. Le procédé est doté d'un système de nettoyage à buses qui permet à la cuve et aux échangeurs de rester propres. Quant aux performances, elles ont suivi une courbe inversement proportionnelle aux dimensions du procédé. A Paris, le coefficient de performance énergétique (COP) atteint 3,2. «Sur ce site comme sur d'autres, nous cherchons à optimiser non pas le coefficient de performance, mais l'énergie économisée pour le maître d'ouvrage. Nous faisons économiser 31 kilowatts heure par mètre cube d'eau chaude sanitaire traitée Faites-le calcul ! Et cet équipement a été produit début 2014, plusieurs innovations améliorent les performances des ERS à venir » souligne Alain Mouré. Sur le site de Melun qui profite d'une eau chaude sanitaire préchauffée à 50°C, le coefficient de performance atteint 5,10 dès les premières semaines de fonctionnement, un niveau de performances susceptible d'ouvrir de nouvelles perspectives. Car même si la notion de retour sur investissement n?est pas toujours la motivation première des clients, elle reste le point de passage obligé pour entrer dans le cercle fermé des nouveaux modes de production et de consommations durables. « Le procédé E.R.S est intéressant sur les sites à partir de 50 logements, indique Alain Mouré. Les temps de retour sur investissements oscillent entre 7 et 20 ans. Mais nous travaillons au développement d'un système encore plus simple qui le rendra intéressant dès 10 logements ». En tertiaire, les bailleurs, qu'ils soient à la recherche d'une performance ou soucieux d'atteindre les normes thermiques imposées par le législateur, y verront une raison supplémentaire de franchir le pas. En restauration ou en industrie, ces performances permettront dans bien des cas, et sans qu'il soit nécessaire de re-engineerer le process eau, de réduire le montant des factures énergétiques tout en facilitant l'atteinte des objectifs imposés par la réglementation. Sur le site Veolia de Villeneuve-Saint-Georges (94), il permet par exemple de couvrir 80 % des besoins énergétiques d'un système de machines à laver industrielles de caisses à palettes.