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31 juillet 2012 Paru dans N°353
Dégradant la compétitivité des entreprises, favorisant les délocalisations, aboutissant à une augmentation des prélèvements obligatoires, socialement inéquitable, la fiscalité de l'environnement est accusée de tous ces maux et de bien d'autres. Dans cet ouvrage accessible à l'honnête homme, Guillaume Sainteny sépare le bon grain de l'ivraie. Il réfute, de façon argumentée, la plupart de ces critiques et souligne, à l'aide d'exemples concrets, l'efficacité environnementale mais aussi économique de cette fiscalité. A l'inverse, l'auteur démontre les effets pervers sur l'environnement des systèmes fiscaux en vigueur qui freinent l'évolution vers le développement durable. Au delà, il prône une écofiscalité du possible, privilégiant une modification des taxes existantes à pression fiscale constante. La plupart des démocraties occidentales sont, aujourd'hui confrontées à une crise protéiforme : finances publiques exsangues, croissance économique atone, niveaux de chômage élevés, compétitivité ébréchée, déficits sociaux structurels, problèmes environnementaux non résolus, etc. Il en résulte la nécessité de réinventer, à la fois, un modèle économique et un mode de financement de l'État-providence. Dans les deux cas, la fiscalité de l'environnement peut apporter sa contribution. L?écofiscalité incitative permet de favoriser de nouveaux produits et de nouvelles industries, davantage en phase avec un mode de développement durable. Le déplacement d'une partie des prélèvements assis sur le travail vers des taxes environnementales permet de rééquilibrer le financement des dépenses publiques et sociales et de contenir les prélèvements sociaux. La France accuse un retard notable dans cette double évolution. L?auteur énonce les principes en vertu desquels elle pourrait s'accomplir et propose des réformes concrètes.

2012 - Format 16 x 24 cm - 272 p - 20 -