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Stéphane Le Foll a dévoilé les orientations du plan Ecophyto 2. Maintien en deux temps du cap d'une réduction de 50 % des pesticides d'ici à 2025, développement du biocontrôle, de l'agroéquipement, et renforcement des fermes Dephy sont les axes principaux du nouveau plan. Des certificats d'économie de produits phytosanitaires (CEPP) devraient par ailleurs être mis en place avec l'obligation pour les distributeurs de réduire de 20 % le nombre de doses utilisées sur cinq ans.

Conçu dans le cadre du Grenelle de l'environnement, le premier plan Ecophyto avait pour objectif de réduire de 50% « si possible » l'utilisation des produits phytosanitaires. Six ans après son lancement fin 2008, le plan n'a pas produit de résultats tangibles. Pire : entre 2009 et 2013, l'emploi de produits liés à l'agrochimie a augmenté de 5%. Le député Dominique Potier a donc été mandaté pour établir un rapport sur le sujet dont s'inspire assez largement le plan écophyto 2 qui se fixe l'objectif de réduire de 25 % l'usage des pesticides d'ici 2020, et 50 % d'ici 2025. Cette nouvelle mouture s'appuie sur plusieurs axes, dont le développement des moyens techniques existants pour limiter l'utilisation des phytosanitaires, comme les agroéquipements de nouvelle génération (services cartographiques, pulvérisateurs performants pour optimiser l'utilisation de pesticides) et le développement de la lutte biologique c'est-à-dire la protection des végétaux par des mécanismes naturels. Les 2.000 fermes Dephy, un réseau de fermes de référence en matière de systèmes économes en phytosanitaires, devront voir leur nombre augmenter pour atteindre 3.000 fermes en France. Le ministère estime en effet que chaque ferme entraîne dans ses pratiques vertueuses une dizaine de fermes autour d'elle, soit 30 000 exploitations qui amélioreraient ainsi leurs pratiques. Reste que les résistances en matière de modifications des pratiques sont fortes. Pour inciter à diminuer l'usage des produits phytosanitaires, des certificats d'économie de produits phytosanitaires (CEPP) vont être mis en place, avec obligation pour les distributeurs de diminuer de 20 % en 5 ans le nombre de doses utilisées, les Nodu, et de les remplacer par des services de conseil en techniques alternatives. Une pénalité financière sera appliquée aux distributeurs qui n'atteignent pas ces objectifs, de 11 euros par Nodu non économisé.