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Passant d'une logique produits à une logique solutions, Schneider Electric a développé des solutions d'architecture et des outils spécifiques de gestion de l'énergie qui permettent aux exploitants d'optimiser l'efficacité énergétique de leurs équipements et de leurs installations. A la clé, une gestion plus rationnelle des process et des économies qui peuvent aller jusqu'à 30% du montant de la facture énergétique.

D?ici 2030, la demande d'électricité sera multipliée par deux, alors que dans le même temps, les émissions de CO2 devront, elles, être divisées par deux pour limiter les effets du réchauffement climatique. Dominique Gayraud, Vice-Président Solutions Eau chez Schneider Electric, en est certain : « le secteur de l'eau n?échappera pas à ce défi qui va contraindre les exploitants à mieux consommer et à réduire ses consommations d'énergie ». Dans le domaine de l'eau, le montant de la facture énergétique ne représente que 3% des investissements mais 30 % des coûts d'exploitation. Avec, bien sûr, des différences importantes selon les filières. En eau potable, c'est la distribution de l'eau qui nécessite le plus d'énergie. En eaux usées, c'est le traitement qui nécessite le plus d'énergie et plus précisément encore, le poste aération. Une filière d'autant plus gourmande que le niveau de traitement recherché sera élevé, par exemple en zones sensibles. D?autres process, comme par exemple le dessalement, sont particulièrement énergivores : 57 % de ses coûts opérationnels sont directement liés à l'énergie et notamment à l'électricité? La gestion optimale du poste énergie s'impose donc de plus en plus comme l'élément clé d'une bonne maitrise financière des coûts des services de l'eau et de l'assainissement. « En moyenne, il faut 1 kWh pour 1 m3 d'eau à traiter et distribuer. En France, cela correspond à 40 g d'émission de CO2 » souligne Dominique Gayraud. Car la dimension financière n?est pas le seul dividende d'une telle démarche. De plus en plus, les exploitants devront également se montrer exemplaires en réduisant l'impact de leurs activités sur l'environnement. L?empreinte eau, et plus encore l'empreinte carbone, sont deux concepts qui progressent rapidement et qui constitueront prochainement l'alpha et l'omega des solutions mises en ?uvre par les exploitants des services eau et assainissement. C?est pour aider les exploitants à résoudre cette équation énergétique dans son ensemble que Schneider Electric a fait évoluer son offre en passant d'une approche produits à une approche solutions. D?une approche produits à une approche solutions Acteur sur le marché de l'eau dans de nombreux pays depuis plus de 30 ans, Schneider Electric accompagne les industriels comme les collectivités en leur fournissant des solutions opérationnelles sur l'ensemble du cycle de l'eau. Pour Dominique Gayraud, « Schneider Electric est le partenaire légitime des acteurs du secteur avec des offres innovantes qui leur permettent d'assurer leurs obligations de service public, d'optimiser leurs coûts, de gérer et superviser leurs réseaux de distribution, d'assurer les traitements 24h sur 24, tout en respectant les exigences réglementaires». Dans le domaine du pompage, par exemple, Schneider Electric développe depuis de nombreuses années une gamme complète de produits dédiés à la variation de vitesse qui équipent aujourd'hui un grand nombre de groupes de pompage en France comme à l'international et qui permettent de réaliser de substantielles économies. Au fil du temps, cette offre produits s'est développée, élargie, et a conduit le groupe à évoluer en passant de l'équipement d'un groupe de pompage à celui d'une station de surpression, puis à une usine de traitement. L?optimisation du pompage à l'aide de la vitesse variable a ouvert la voie à la standardisation d'armoires de pompage répétitives, à l'étude de l'ensemble du réseau électrique (courant harmonique et énergie réactive), ou encore à la mise au point de logiciels de contrôle (optimisation disponibilité et coût). Cette agrégation des solutions produits permet aujourd'hui au groupe de proposer des solutions globales, qui allient l'électrotechnique (systèmes complets), les automatismes (contrôle de procédé, communication), le logiciel (supervision et synchronisation multi sites), les études (étude de fiabilité, de stabilité de réseau) sans oublier l'ingénierie financière (contrats de performance énergétique, optimisation d'abonnement). Pour Pascal Bonnefoi, Directeur Solutions OPEX pour le marché de l'Eau, «Si l'on veut être efficace en matière d'efficacité énergétique, il faut aussi travailler l'efficacité du process. Les gains ne reposent pas uniquement sur la partie électrique mais aussi sur la partie process ce qui se traduit nécessairement par un élargissement de nos métiers et donc de notre offre ». Améliorer l'efficacité des process Pour ceci, le groupe a initié de nombreux partenariats à l'image de celui noué avec Derceto, une société néo-zélandaise qui a développé un logiciel venant en surcouche d'une supervision et qui permet d'optimiser le fonctionnement d'un réseau d'eau potable au plan hydraulique d'une part mais aussi en tenant compte de la facture énergétique et du contrat d'abonnement de l'installation considérée. « Cet outil peut être utilisé on-line, en temps réel ou bien en mode déconnecté, en simulation » commente Pascal Bonnefoi. C?est un outil global d'optimisation qui se justifie pleinement sur des réseaux urbains importants ». L?outil, assez répandu aux Etats-Unis ou les différences de tarifs jour/nuit sont importantes, commence tout juste à être introduit en France. Schneider Electric propose d'autres solutions qui dépassent le cadre de l'efficience énergétique en tirant parti des nombreux domaines d'expertise du groupe. L?une d'elles, développée dans le cadre du programme EcoStruxure, un programme d'entreprise qui vise a développer des solutions tirant parti de plusieurs domaines d'expertise du groupe, est basée sur l'intégration de la vidéo temps réel dans un système SCADA. Avantages : une offre complète, facile à mettre en ?uvre, proposée sous la forme d'un add-on que l'on installe dans le système SCADA existant. La solution concerne donc aussi bien les nouveaux projets que les applications existantes. L?opérateur acquiert la capacité de se connecter a une caméra pour utiliser des commandes telles que le zoom et mettre en ?uvre des commandes contextuelles telles que l'ouverture d'une vue de caméra sur demande ou événement, le pilotage automatique de caméras vers une position prédéfinie suivant une action de l'opérateur ou un événement ou encore la possibilité d'accéder à une vue particulière depuis la liste des alarmes. « Les bénéfices d'une solution de ce type sont nombreux, souligne Nicolas Foret, Responsable Marketing et Business développement chez Schneider Electric. « Le fait de combiner la vidéo et les données process dans un même système permet un meilleur diagnostic distant, donc une réaction plus rapide et plus adaptée de l'exploitant. La réduction des déplacements inutiles sur site permet une meilleure utilisation des ressources et contribue à une réduction de l'empreinte carbone de cette activité. Enfin, l'intégration de la vidéo améliore la sécurité des personnels et des installations grâce à une meilleure évaluation de la situation distante ». Aujourd'hui, les solutions globales proposées par Schneider Electric concernent avant tout les eaux municipales, c'est-à-dire les usines de traitement d'eau potable, de dessalement, les réseaux de distribution et les stations d'épuration. Elles sont actuellement déployées dans 24 pays par des équipes spécialisées et des centres d'exécution locaux ou régionaux.