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L?agence de l'eau Rhône Méditerranée Corse vient de publier un nouveau guide qui propose aux collectivités des solutions concrètes pour restaurer et protéger durablement leurs captages d'eau potable des nitrates et pesticides.

La pollution des captages peut conduire à des traitements onéreux pour garantir la qualité de l'eau potable. Le commissariat général au développement durable estime que ces pollutions imposent aux ménages français des surcoûts de traitement de 400 à 700 M? par an qui sont répercutés sur leur facture d'eau. Mieux vaut donc privilégier la prévention, en réduisant à la source les pollutions qui menacent les captages. Le guide publié par l' agence de l'eau Rhône Méditerranée Corse bénéficie du recueil d'expériences d'une centaine de personnes impliquées dans la restauration de la qualité des captages d'eau polluée par les pesticides et les nitrates. Il valorise les meilleures pratiques et dégage un consensus autour de deux enseignements phares : - Les collectivités sont au c'ur du dispositif : elles sont légitimes pour fédérer les utilisateurs de pesticides et de fertilisants que sont les agriculteurs, les communes, les particuliers et les gestionnaires d'infrastructures autour d'une démarche globale de territoire ; - La réduction des pollutions peut être source de valeur économique : pour que la démarche soit pérenne et acceptée par tous, elle doit aussi permettre aux agriculteurs présents sur l'aire d'alimentation de captage de générer un revenu qui compense, voire surpasse, les efforts fournis. L?agriculture biologique ou l'oenotourisme en sont des exemples. Des collectivités pionnières sont déjà engagées dans des démarches proactives. Perpignan Méditerranée a ainsi lancé des actions de protection pérenne de captages financées en partie par une contribution « solidarité » de 0,01?/m3 payée par les abonnés au réseau d'eau potable. Dans ce cadre, elle a aidé l'élaboration d'un plan agro-environnemental au sein de la cave de Dom Brial (Baixas), dont 55 coopérateurs ont des parcelles dans la zone de protection des captages. D?ici à 2016, tous ces vignerons auront réduit de manière drastique l'usage des herbicides sur 500 ha. A Lons le Saunier (39), grâce aux agriculteurs qui ont modifié leurs pratiques, la ville peut offrir aux Lédoniens de l'eau débarrassée de toute trace de pollution. Elle a ouvert des débouchés aux produits biologiques de l'aire d'alimentation du captage dans les restaurants municipaux. Suite à la pollution du captage de la commune voisine, Courthézon (84) a annexé son schéma directeur d'alimentation en eau potable au plan local d'urbanisme. Elle bénéficie ainsi d'un plan pluriannuel d'investissement pour lancer un programme d'actions intercommunal. Au travers de ce guide, l'agence de l'eau incite les collectivités et leurs élus à s'appuyer sur l'expérience d'autres territoires. Elle peut leur apporter jusqu'à 80 % d'aide pour l'animation de la démarche, l'ingénierie de projet, les diagnostics de territoire, les suivis de la qualité de l'eau et les actions agricoles bénéfiques pour l'eau dans le cadre du programme de développement durable. Ce guide est téléchargeable à l'adresse : http://www.eaurmc.fr/captagesperennes.html'eID=dam_frontend_push&docID=3790