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Ils font partie de ces petits appareils dont on se demande souvent pourquoi ils n?ont pas été inventés plus tôt... « Ils », ce sont le Clip-Flow et son petit frère le Chek-Flow, deux réponses opérationnelles pour détecter les fuites d'eau, éviter les gaspillages et gérer ses surconsommations. Explications.

Vous les avez sans doute croisés sans même les remarquer. Car on les trouve aussi bien en habitat individuel que dans les collectivités ou les industries. Chez les particuliers, ils permettent d'éviter les dégâts des eaux, de limiter les coûts d'une fuite éventuelle et, le cas échéant, de gérer les consommations. En milieu collectif, ils équipent aussi bien des gymnases que des écoles, des salles des fêtes ou des aires dévolues aux gens du voyage. En milieu industriel, on les trouve logiquement soit dans les secteurs les plus gourmands en eau comme l'agroalimentaire ou la chimie soit chez les industriels exploitant des réseaux importants et ramifiés nécessitant une surveillance particulière. En BTP, ils équipent aussi bien les chantiers que les constructions elles-mêmes, du fait de leur conformité avec la cible 5 de la démarche HQE (Gestion de l'eau). Partout l'objectif est le même : placer la consommation d'eau sous haute surveillance. Placer la consommation d'eau sous surveillance Le coût d'une fuite d'eau n?est jamais négligeable. Qu'elle se produise de façon brutale et soudaine ou qu'elle soit plus pernicieuse, elle peut générer une perte de plusieurs milliers de mètres-cube d'une eau qu'il faudra bien payer. Si, de surcroit, la fuite génère des dégâts, les remboursements qui prennent toujours en compte la vétusté ne permettent pas d'échapper à de conséquents suppléments ainsi qu'à des franchises qui viendront bien souvent renchérir le coût total du sinistre. Un coût qui peut facilement se chiffrer en milliers d'euros. Mais la fuite n?est pas la seule source de gaspillage de l'eau. Les surconsommations dues à des équipements défaillants ou mal réglés ou encore l'absence de sensibilisation des usagers à la rareté de l'eau sont aussi sources de gaspillages et de dépenses inutiles. D?où l'intérêt de mettre en place un dispositif compact, discret, silencieux, totalement autonome, qui sait se faire oublier tout en surveillant les consommations d'eau. Thierry Sartorius, Président-fondateur d'Hydrelis, est aussi le créateur et le développeur du Clip-Flow, un appareil qui est à l'eau ce qu'un disjoncteur est à l'électricité. Il explique : « Au début, nous avons conçu le Clip-Flow essentiellement pour l'habitat individuel. Mais nous nous sommes rapidement aperçus qu'il intéressait aussi bien l'habitat collectif que les collectivités qui les placent à chaque point d'eau accessible au public ». C?est que l'appareil, vendu 400 euros en prix public, est rapidement amorti. Placé en différents points de la ville de Nevers (2 écoles, 1 cimetière, 2 bornes fontaines et un rond-point) il a permis d'abaisser la consommation globale de ses différents points d'eau de 50% en une année ! « Une économie de 50% imputable pour moitié à la détection de fuites et pour l'autre moitié à l'effet de sensibilisation qu'induit la pose d'un tel dispositif » analyse Thierry Sartorius. Du coup, cet appareil à la fois autonome et suffisamment petit pour être protégé des actes de vandalisme tends à se généraliser aussi bien en milieu collectif qu'en milieu industriel. « De 3.000 à 4.000 appareils sont aujourd'hui en service » confirme Jacques de Tilly, directeur commercial de la société Hydrelis. Le système s'installe sur des conduites sous pression. Une option volumétrique est également disponible. Sur un réseau d'eau potable, par exemple à proximité immédiate du compteur, il agira comme un disjoncteur et fermera l'arrivée d'eau en cas d'anomalie. Le mécanisme de déclenchement est basé sur l'analyse du flux d'eau circulant dans la conduite équipée. Un mécanisme basé sur l'analyse du flux d'eau Malgré son apparente simplicité, la mise au point du Clip-Flow a nécessité trois années de développement et plus de 2,5 millions d'euros d'investissement. L?appareil se compose d'une partie fonderie et d'une partie électronique. « La partie fonderie, c'est-à-dire l'élément dans lequel l'eau circule, associe deux composants, explique Thierry Sartorius. Un élément de mesure qui n?est ni plus ni moins qu'un petit compteur d'eau et un élément de fermeture, un robinet à boisseau sphérique à couple doux. Cette fonderie est associée à une électronique totalement indépendante de l'hydraulique ». L?électronique, ultra-sensible et à très faible consommation (autonomie de 7 à 12 ans), analyse en continu le flux d'eau à la recherche d'un débit stable, anormalement long, signe d'une fuite ou, à l'inverse, d'une brusque montée en régime annonçant une possible rupture de canalisation. Son temps de réaction sera fonction de l'importance de la fuite et des paramètres (seuil haut, seuil bas, seuil de rupture) choisis par l'utilisateur. En règle générale, plus le débit est important, plus l'appareil se déclenche rapidement, nécessitant un réarmement pour rétablir l'alimentation. Son rôle est donc à la fois de sécurité et de régulation. « Il compte, il analyse et coupe en cas de besoin » souligne Thierry Sartorius. A noter également qu'il peut être associé à un module radio pour afficher à distance des informations telles que l'index, la consommation instantanée, le débit, la température de l'eau ou encore une alarme. Des données qui peuvent également être transmises par TCP-IP ou GPRS pour les exploitants soucieux de gérer en temps réel d'importants réseaux. Les données relevées sont alors centralisées sur un serveur à partir duquel elles peuvent être traitées et analysées par les logiciels d'Hydrelis. Un connecteur RJ 45 équipe également l'appareil pour le connecter le cas échéant à une GTC ou une GTB. Cet appareil, disponible en version 20 et 25 mm, peut également être associé à un autre dispositif, le Check-Flow, proposé dans des diamètres allant de 25 à 40 mm, qui analyse également la consommation d'eau, donne l'alerte en cas d'anomalie mais sans couper l'alimentation pour assurer la continuité de l'exploitation. Check-Flow veille sur le réseau en assurant un suivi suffisamment précis pour permettre à l'exploitant de mieux maitriser les consommations d'eau sans que le fonctionnement de celui-ci s'en trouve impacté.