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23 août 2019 Paru dans N°424 - à la page 6

Les microplastiques dans l’eau potable ne semblent pas, aux niveaux actuels, présenter de risques pour la santé. C’est ce qui résulte d’un rapport publié par l’OMS qui recommande cependant une réduction de cette source de pollution pour protéger l’environnement et réduire l’exposition humaine et une évaluation plus approfondie de ses effets sur la santé.

« Il est urgent d’en savoir plus sur les conséquences des microplastiques sur la santé, car ceux-ci sont présents partout, y compris dans l’eau que nous buvons, a souligné Maria Neira, Directrice du Département Santé Publique à l’OMS. D’après les informations limitées dont nous disposons, les microplastiques présents dans l’eau de boisson ne semblent pas présenter de risques pour la santé, du moins aux niveaux actuels. Mais nous devons approfondir la question. Nous devons aussi enrayer l’augmentation de la pollution plastique partout dans le monde ».

D’après ce rapport, qui synthétise les dernières connaissances sur les microplastiques dans l’eau potable, les particules d’une taille supérieure à 150 microns ne sont en principe pas absorbés par l’organisme humain. L’absorption et la distribution de très petites particules microplastiques, notamment de nanoparticules, pourraient cependant être plus élevées, même si les données disponibles restent très limitées.

L’OMS souligne que de nouvelles recherches sont nécessaires pour évaluer plus précisément l’exposition aux microplastiques et leurs conséquences potentielles sur la santé. « Il faudra notamment développer des méthodes standardisées pour mesurer les particules de microplastique dans l’eau, réaliser de nouvelles études sur les sources et la présence de microplastiques dans l’eau douce, et évaluer l’efficacité de différents procédés de traitement » souligne l’institution dans un communiqué.

Le rapport alerte sur les dangers à venir si les émissions de plastique dans l'environnement devaient se poursuivent au rythme actuel, mais recommande aux distributeurs d’eau et aux autorités de régulation d’accorder une priorité au retrait des agents pathogènes microbiens et aux produits chimiques présentant des risques avérés pour la santé humaine.