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Le gouvernement souhaite encourager l'accélération des projets de méthanisation. Objectif : atteindre un objectif de 5,5 TWh produits par les installations de méthanisation à l'horizon 2020, avec la mise en place de dispositifs de soutien renforcé.

La méthanisation a le vent en poupe. Après avoir définit les conditions pour que la méthanisation soit considérée comme activité agricole (décret du 16 février 2011), un nouveau dispositif, rendu public par le gouvernement le 24 février dernier concerne essentiellement deux points : d'une part, le biogaz issu de la méthanisation pourra être injecté sur les réseaux de gaz naturel après la parution des textes réglementaires prévue pour cet été ; d'autre part, le tarif de rachat de l'électricité produite à partir de biogaz sera revalorisé d'ici la fin du mois d'avril, pour devenir comparable au tarif existant en Allemagne. Cette revalorisation devrait entraîner d'ici à 2020 une hausse d'environ 1 % de la facture d'électricité des consommateurs, correspondant à un soutien avoisinant les 300 M?/an. Le tarif maximal pour l'achat de l'électricité produite par méthanisation passera ainsi de 15,2c'/kWh à 20,1c'/kWh. En moyenne, les tarifs vont donc augmenter de 20 %. Une incitation sera mise en place pour le traitement des effluents d'élevage, rendant les projets plus intéressants pour les éleveurs. Le biogaz injecté directement dans les réseaux bénéficiera également d'un tarif de rachat maximal de 10,3c'/kWh. Pas sûr toutefois que ce texte permette à la France de refaire son retard par rapport à d'autres pays comme l'Allemagne, partie beaucoup plus tôt dans la course à la méthanisation de ses exploitations agricoles. Résultat, on dénombre, outre-Rhin, plus de 4000 installations de méthanisation contre à peine quelques dizaines en France. A l'horizon 2020, et selon le ministère de l'écologie, la méthanisation devrait permettre d'éviter des émissions de dioxyde de carbone jusqu'à 5 millions de tonnes.