Le Laboratoire national de métrologie et d’essais (LNE) a également remis, pour la première fois, le prix Jeune chercheur, à Olga Kozlova cette année.
Comme chaque année depuis 2009, le Prix LNE (Laboratoire national de métrologie et d’essais) de la recherche 2025 est décerné à un(e) chercheur(e) contribuant à la réussite et à la réputation scientifique du Réseau national de la métrologie française. Le lundi 8 décembre dernier, Thomas Grenon, directeur général du LNE, a ainsi récompensé Mathieu Thomas et Jean-Pierre Wallerand, ainsi qu’Olga Kozlova pour le premier prix Jeune chercheur – il récompense les jeunes talents pour leurs travaux au service du progrès scientifique, industriel et sociétal – , pour leurs travaux sur l’entretien et la dissémination des unités fondamentales dans les domaines respectifs de la métrologie des masses, des longueurs et des températures.
« Je travaille sur deux expériences au LNE, que l’on appelle la balance de Kibble et la balance à force électrostatique, qui permettent de peser la valeur d’une masse avec un excellent niveau d’incertitude. Depuis 2019 [et la redéfinition de l’unité de masse, NDR], on raccorde l’ensemble de l’échelle de masses sur la Terre à une constante fondamentale de la physique (stable dans le temps et dans l’espace), qui est la constante de Planck. Il faut une expérience qui permet de raccorder la constante et la grandeur ; cette expérience est la balance de Kibble », résume Mathieu Thomas, responsable du département Métrologie électrique fondamentale du LNE.
Jean-Pierre Wallerand, responsable de l’équipe Longueur-lasers au LNE-CNAM, est engagé dans le développement d’une instrumentation laser pour la mesure de distances de plusieurs kilomètres et le positionnement de pièces industrielles de grandes tailles. « Nous avons en charge, dans la chaîne française dimensionnelle, de la mesure de longueurs d’onde optique, qui vont être ensuite utilisées par l’équipe dimensionnelle du LNE pour étalonner des étalons matériels. Depuis quelques années, nous avons développé, dans le cadre de différents projets européens, un système de multilatération, c’est-à-dire que l’on mesure la position et l’orientation d’objets à partir, uniquement, de mesures de distance entre des têtes de mesure et l’objet à mesurer », explique Jean-Pierre Wallerand.
Enfin, Olga Kozlova, ingénieure de recherche dans l’équipe Métrologie thermique du LNE, travaille, depuis 2018, sur le développement d’un nouveau type de thermomètre fondé sur un nano-résonateur opto-mécanique. « Jusqu’en 2019, l’unité de température était définie par le point triple de l’eau. Suite à la redéfinition du SI en 2019, elle est définie à partir de la constante de Boltzman. Cela ouvre de nouvelles opportunités, notamment le développement de thermomètres primaires pratiques, tels que ce nano-résonateur, rendant accessibles les méthodes primaires de laboratoire aux utilisateurs finaux », affirme Olga Kozlova.

