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Ce contrat concerne l'assainissement de la commune de Marseille et de quatre communes limitrophes Allauch, Septèmes-les-Vallons, Carnoux-en-Provence, Le Rove et la zone industrielle de Gémenos. Il englobe la collecte, le traitement des eaux usées et la gestion des eaux pluviales urbaines pour près de 900 000 habitants de la Communauté Urbaine Marseille Provence Métropole.

Avec un chiffre d'affaire annuel moyen de 80 M? sur 15 ans, le futur service public de l'assainissement devra répondre aux enjeux d'urbanisation croissante du territoire marseillais et son développement touristique (2 millions de touristes par an). Marseille Provence Métropole (MPM) a souhaité offrir à ses habitants un service public de l'assainissement de proximité rénové et contrôlé par la collectivité. Par les services proposés et les technologies déployées dans ce contrat, MPM a décidé de faire de son service d'assainissement un service de référence. Un nouveau centre de pilotage intégré, baptisé « La Ph@re » assurera la gestion dynamique du réseau d'assainissement. Il anticipera, veillera et contrôlera en temps réel l'ensemble du système d'assainissement et son impact sur l'environnement : ruisseaux urbains, bassins pluviaux, littoral et baie de Marseille. Outil d'accès et de pilotage partagé avec la collectivité, il doit optimiser le fonctionnement des infrastructures par temps sec et par temps de pluie et limiter l'impact sur les écosystèmes. Ouvert à la collectivité, il se veut aussi un outil collaboratif au service des usagers du territoire via une application dédiée « Sentinelles Numériques » censée permettre aux citoyens de devenir de véritables « vigies citoyennes » acteurs d'un assainissement numérique et interactif. D?importants investissements sont prévus pour sécuriser l'accès aux plages et améliorer la gestion environnementale des milieux marins récepteurs. Un nouveau bassin de stockage des eaux usées par temps de pluie de 50 000 m3 sera notamment construit de 2014 à 2017 à proximité de la station d'épuration Géolide, au stade Ganay. Il permettra à la station d'épuration Géolide de traiter toutes les eaux usées et pluviales même lors de forts épisodes pluvieux. Au total sur la durée du contrat, 60 M? devraient être investis pour garantir la conformité du système d'assainissement à l'arrêté préfectoral et à la Directive Européenne, améliorer la qualité des eaux de baignade et réduire de 50% les rejets d'eaux usées non traitées vers la calanque de Cortiou au coeur du Parc National des Calanques. Pour limiter l'impact de la ville sur les écosystèmes, Lyonnaise des Eaux envisage de transformer l'assainissement en un service à « biodiversité positive » qui enrichira la faune et la flore dans la baie de Marseille et le Parc National des Calanques. Au menu, la reconquête d'habitats naturels avec implantation d'algues endémiques et l'aménagement pilote, sur les quais du vieux port de Marseille, par des habitats sous-marins artificiels qui favoriseront la survie et la multiplication des espèces endémiques. Ce projet pilote donnera lieu à un programme de recherche et développement avec les organismes de recherche de la Métropole comme l'institut océanographique de Marseille, le CNRS ou l'observatoire Hommes-Milieux « littoral méditerranéen ». Enfin, la nouvelle gouvernance voulue par MPM devra garantir aux 900 000 habitants une gestion rigoureuse, transparente, partagée et ouverte à la société civile. Une société dédiée au contrat appelée « SERAM Métropole » sera créée (450 salariés). Celle-ci sera dotée de trois nouvelles instances de décision : un Conseil d'Administration, un Comité de Pilotage du contrat et un Comité des Usagers, ouvertes chacune à la société civile.