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Selon l'Institut Worldwatch dans son dernier rapport « L?état de la planète 2005 ? Redéfinir la sécurité mondiale », la guerre planétaire contre le terrorisme détourne l'attention du monde des principales causes d'instabilité. Le terrorisme et les dangereuses réactions qu'il provoque sont des symptômes de sources plus profondes de l'insécurité planétaire, dont une dangereuse interaction entre pauvreté, maladies infectieuses, dégradation environnementale, et une compétition croissante pour le pétrole ou d'autres ressources comme l'eau. Aggravés par la diffusion d'armements meurtriers, ces problèmes créent les conditions dans lesquelles l'instabilité politique, la guerre et l'extrémisme prospèrent. Ils pourraient mener le monde vers une spirale de dégradations par laquelle le tissu des Nations est remis en question, les divergences politiques s'approfondissent et la radicalisation gagne du terrain. Le rapport arrive à la conclusion qu'affronter ces défis demande une stratégie qui mette l'accent sur des programmes centrés sur la prévention plutôt que sur des forces militaires. Dans la préface, Mikhaïl Gorbatchev, président de la Croix verte internationale, lance un appel pour « une Glasnost planétaire ? ouverture, transparence et dialogue public ? » et « une politique pour une engagement préventif (?) afin de répondre aux défis de la pauvreté, des maladies, de la dégradation environnementale et aux conflits d'un façon durable et non violente. » Parmi les forces de déstabilisation examinées, L?état de la planète 2005 insiste sur les risques liés à différents éléments, dont l'eau. Les accords sur l'eau ont fait de la coopération plutôt que des conflits la norme parmi les Etats voisins, mais à l'intérieur des pays le manque d'eau peut alimenter des conflits violents. Dans plusieurs régions du monde, le manque d'eau s'accroît. En milieu rural, l'accès insuffisant à l'eau est une des causes importantes de la perte d'activités économiques obligeant les fermiers à abandonner leur champs participant ainsi à l'aggravation des conflits. Plus de 50 pays ? en Afrique et au Moyen-Orient pour la plupart ? sont maintenant en dessous des repères les plus bas pour qualifier une pénurie de terres cultivables (0,07 ha par personne) ou d'eau douce (1 000 m3). Et en 2025, on estime que de 2,6 à 3,1 milliards de personnes vivront dans des régions où les réserves d'eau seront insuffisantes.

2005 - Format 21 x 29,7 cm - 219 p - 19 -