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Salons congrès conférences

« Les temps forts des JIE 2026 seront aussi les moments d’échanges entre participants et les conférences plénières »

27 juillet 2026 Paru dans le N°494 ( mots)
© Apten. Les trois conférences plénières aborderont la mise en œuvre de solutions fondées sur la nature dans le petit cycle de l’eau, les incidences financières de la DERU 2 et les problématiques sanitaires de la production et de la distribution de l’e

La 27e édition des Journées Information Eaux (JIE), qui se dérouleront du 6 au 8 octobre 2026 à Poitiers, se distinguera par un programme de plus de 80 conférences et près de 25 posters scientifiques autour du cycle technique de l’eau, en plus des trois conférences plénières. Bertrand Gombert, ingénieur de recherche et responsable de la plateforme Eaux de l’IC2MP, et responsable du comité d’organisation des JIE 2026, revient pour la revue L’Eau, L’Industrie, Les Nuisances sur les temps forts de la prochaine édition.

L’Eau, L’Industrie, Les Nuisances : Les Journées Information Eaux (JIE) ont fêté leurs 50 ans il y a deux ans. Pouvez-vous revenir sur son histoire pour ceux qui ne connaîtraient pas encore ce congrès ?

Bertrand Gombert : Soucieux de promouvoir l’enseignement technique dispensé à Poitiers et de participer à son développement et au placement des élèves, la première édition des Journées Information Eaux (JIE) a lieu en 1974, fruit de l’initiative des jeunes « anciens élèves », réunis au sein de l’Association professionnelle du traitement des eaux et des nuisances (Apten) de Poitiers, et de leurs enseignants-chercheurs. L’événement a très rapidement trouvé son rythme de croisière sur le campus de l’université de Poitiers (Vienne), chaque année paire, avec une durée de deux jours et demi, et la présence de 15 à 20 stands. Dans les années 1990, tout ou partie des journées ont eu lieu au Palais des congrès du Futuroscope, avant de revenir sur le campus en 2000, au sein même de l’École nationale supérieure d’ingénieurs de Poitiers (ENSI Poitiers), qui disposait désormais de ses propres locaux. Aujourd’hui, les JIE ont pour vocation à apporter aux professionnels de l’eau une information d’actualité sur les questions de traitement et d’épuration des eaux, et de tenir ces professionnels informés des nouveautés technologiques et analytiques issues, notamment, de la recherche et du développement publique et privé. C’est d’ailleurs l’activité principale de l’Apten, qui emploie une salariée et une alternante, avec le soutien des chercheurs et personnels de l’équipe E-BiCOM (pour Eaux, Biomarqueurs, Contaminants organiques, Milieux) de l’Institut de chimie des milieux et matériaux de Poitiers (IC2MP).

L’Eau, L’Industrie, Les Nuisances : Quel fut le bilan de l’édition 2024 des JIE ?

Bertrand Gombert : Cette édition a réuni environ 400 participants autour de 80 conférences, de 20 posters scientifiques et d’un salon constitué de 16 exposants. 55 % des conférenciers proviennent du secteur public et 45 %, du secteur privé. En général, plus de la moitié des présentations relèvent de la recherche publique et privée (collaborations entre universités, CNRS ou instituts et les centres de recherche de Suez, Total, Veolia…). Sur plus de 400 congressistes et conférenciers présents – tous francophones (Afrique du Nord, Belgique, Canada, Côte d’Ivoire…), les congressistes venant de toute la France – , environ 20 % appartiennent à la recherche publique et près de 10 % à la recherche privée. Pour les 50 ans du congrès, une table ronde grand public avait retracé 50 ans d’innovation et de recherche en traitement des eaux autour de trois périodes : l’ozone et le charbon actif, les membranes en traitement des eaux et la réutilisation des eaux usées et des eaux non conventionnelles.

L’Eau, L’Industrie, Les Nuisances : Pour la 27e édition des JIE, qui se dérouleront du 6 au 8 octobre 2026, quels seront les grands thèmes abordés cette année ?

Bertrand Gombert : Pour ces journées, toujours organisées au sein de l’ENSI Poitiers, sont programmés plus de 80 conférences réparties en trois salles en parallèle et près de 25 posters scientifiques autour du cycle technique de l’eau : du robinet du consommateur jusqu’aux rejets, après épuration, dans le milieu récepteur et les impacts de ces rejets sur celui-ci. On retrouve donc les grandes thématiques suivantes : l’eau potable, les eaux résiduaires, l’entartrage et la corrosion, et la qualité des ressources. Parmi les thèmes abordés, on peut citer la question des substances per- ou polyfluoroalkyles (PFAS) et de leurs traitements, celle des microplastiques, ou encore celle de l’utilisation de biomarqueurs pour le suivi de la qualité des milieux aquatiques.

L’Eau, L’Industrie, Les Nuisances : Quels seront les éventuelles nouveautés et les temps forts de l’édition 2026 ?

Bertrand Gombert : Les temps forts de nos journées, en dehors du cycle de conférences, seront notamment les moments d’échanges avec les exposants (plus de 15 stands à ce jour) et les auteurs des posters scientifiques, ainsi que les conférences plénières à l’issue de la séance d’ouverture. Ces conférences, ouvertes également au grand public, porteront sur la mise en œuvre de solutions fondées sur la nature dans le petit cycle de l’eau, avec la participation de l’Office français de la biodiversité (OFB) et de Grand Poitiers, les incidences en termes d’investissements pour le traitement des micropolluants des nouvelles exigences de la directive européenne sur les eaux résiduaires urbaines (DERU 2), par le Syndicat national des entreprises du traitement de l’eau (Synteau), et les problématiques sanitaires de la production et de la distribution de l’eau sans chlore en France, par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses).

L’Eau, L’Industrie, Les Nuisances : Vous êtes-vous fixés un objectif en termes de nombre de congressistes ? Si oui, lequel ?

Bertrand Gombert : Nous aimerions bien au moins aussi bien, voire mieux, que lors de la précédente édition, c’est-à-dire plus de 400 participants. Même s’il y avait peu d’inscrits en début d’année, la prochaine édition se présente aussi bien que possible. De nombreux congressistes apprécient l’événement et reviennent régulièrement considérant les JIE comme une référence en termes de journées francophones dans le domaine de l’eau.

Propos recueillis par Cédric Lardière


L’Apten et l’IC2MP, organisateurs des Journées Information Eaux
L’Apten et l’IC2MP sont intimement liés aux activités de formations et de recherche en chimie-qualité et traitement des eaux à l’Université de Poitiers. «
L’Association de professionnels du traitement des eaux et des nuisances de Poitiers (Apten) regroupe, depuis 1970, les anciens élèves du parcours Traitement des eaux et des nuisances de l’École nationale supérieure d’ingénieurs de Poitiers (ENSI Poitiers) et des structures qui l’ont précédée, ainsi que les diplômés issus du parcours de recherche (principalement des doctorants). Ce sont ainsi environ 1 300 anciens qui constituent ce réseau », explique Bertrand Gombert, ingénieur de recherche et responsable de la plateforme Eaux de l’IC2MP, et responsable du comité d’organisation des Journées Information Eaux (JIE) 2026. L’Institut de chimie des milieux et des matériaux de Poitiers (IC2MP) est une unité mixte de recherche de l’Université de Poitiers et du CNRS (UMR 7285), créée le 1er janvier 2012 et qui rassemble ainsi les activités de recherche en chimie (UMR 6503-LACCO, UMR 6514-SRSN et équipe chimie de l’eau de l’UMR 6008-LCME) et en géosciences (UMR 6269-HydrASA) de Poitiers. L’équipe E-BiCOM, pour Eaux, Biomarqueurs, Contaminant organique, Milieux – une des cinq équipes de l’IC2MP – réunit des chercheurs autour des domaines de la qualité et du traitement des eaux.