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L?eau est une ressource et un produit de consommation. C?est sur cette dualité que repose le besoin de gérer au plus fin son cycle de vie. Seul un Système d'information géographique (SIG) puissant le permet aujourd'hui. Les collectivités et les délégataires en témoignent depuis plus de 20 ans.

Recherche scientifique sur les nappes et leur nécessaire protection. Gestion économique d'un patrimoine à exploiter avec précaution. Construction, suivi et administration d'un réseau de distribution de plus en plus complexe. A tous les stades du cycle, la vision géographique est devenue incontournable. « Désormais, souligne Jacques Boudon, coordinateur R&D chez Suez Environnement, il n?est plus imaginable de travailler dans un l'un des métiers de l'eau sans utiliser un système d'information géographique numérique, un SIG ». Par cette formule, il résume d'un trait toutes les interventions des experts venus présenter à une centaine d'auditeurs du métier, l'avancée de leurs travaux lors d'une journée dédiée à «L?Information Géographique pour les métiers de l'Eau», organisée à Paris par Esri France, le 23 octobre dernier. La pénurie touche déjà 40% du territoire « L?eau est d'abord une ressource, rappelle en préalable Yann Le Yhuelic, ingénieur commercial Grands Comptes, chez Esri France, mais aussi et surtout c'est un produit de consommation ». Indispensable à la vie, il faut donc la gérer au mieux. « Mais à l'heure où les pénuries touchent déjà 40% du territoire de l'agence de bassin Rhône Méditerranée, c'est un enjeu d'avenir pour notre pays, autant que pour toute la planète », renchérit Pascal Hameury, responsable du pôle Réseau d'Esri France. Les données sont très diverses et, surtout, complexes à manipuler. C?est ce que fait pourtant quotidiennement Alexandre Brugeron, hydrogéologue au Bureau de Recherches Géologiques et Minières (BRGM). Lui, utilise diversement le SIG. D?abord comme outil de prévention contre les risques de pollution diffuse pour mieux cerner les zones concernées. Ensuite afin de cartographier exactement la typologie des nappes existantes et suivre leur évolution. Enfin pour assurer une représentation précise des entités hydrogéologiques présentes sur le territoire. L?outil d'aide à la décision des élus Les collectivités, elles, gèrent ce patrimoine avec attention. Au Syndicat des Eaux d'Île-de-France (SEDIF), Emmanuel de Lavergnolle et Gildas Levesque participent à cette gestion globale du réseau. Outre la gestion au jour le jour, leur outil SIG est destiné à mettre en ?uvre une véritable gestion patrimoniale en cherchant à limiter les fuites et les pertes du réseau. A ce titre, le SIG est le meilleur outil de supervision des équipements, des canalisations ou des vannes. Il intervient aussi dans le contrôle de la délégation appliqué à Veolia Eau d'Île-de-France, délégataire du SEDIF et exploitant. Séverine Altschuler, responsable SIG à la Direction de l'Eau du service de Gestion patrimoniale de la Métropole Nice Côte d'Azur, n?en est pas encore là. Pour elle, un travail important reste à réaliser afin d'optimiser l'utilisation et les possibilités du logiciel. Le projet, de gestion des eaux de tout le bassin versant associe plusieurs territoires du département est adopté depuis peu. Le SIG est présenté comme le premier outil d'aide à la décision des élus, des techniciens et des partenaires privés, délégataires de service. Le modèle reprend ce qui a été réalisé avec succès à Lyon. Là, depuis plusieurs dizaines d'années, Gilles Chuzeville à la direction de l'Eau du Grand Lyon exploite un SIG qui possède de nombreux usages, au bénéfice d'une meilleure économie dans la gestion de la distribution d'eau au quotidien. Les grands délégataires nationaux, eux aussi, accompagnent ces acteurs publics. La Saur, Veolia ou encore Suez bâtissent des SIG qu'ils partagent tous les jours avec les communes ou les régies publiques sur le terrain. Les données proviennent de leurs propres activités et services, les fonds de carte étant fournis par des spécialistes de la cartographie comme Nokia. Valeur pour tous maillons de la chaine Pour Jacques Boudon, les 25 années d'expérience des SIG dans les métiers de l'eau portent leurs fruits. Ce qui n?était qu'une idée « un peu utopique » à la fin des années quatre-vingt est devenu une réalité en 2012 :« seul un système d'information performant assure la cohérence d'un métier où 95% des objets sont géographiques ». La valeur ajoutée se retrouve alors dans tous maillons de la chaine : l'activité, le patrimoine, le décisionnel, l'opérationnel, la clientèle. La géographie, et donc le système d'information géographique (SIG), est cet outil de fusion et de mise et cohérence pour assurer la transparence, le reporting et l'échange de données entre acteurs. «Et voila pourquoi depuis, le SIG est l'investissement majeur de ceux qui réussissent dans l'industrie de l'Eau». Toutes les présentations sont accessibles sur http://www.esrifrance.fr/SIG-eau-2012.aspx Hubert D?Erceville