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Actualités France

Les Canalisateurs ont un nouveau président

03 septembre 2026 Paru dans le N°494 ( mots)
© Les Canalisateurs. Christophe Ruas, nouveau président du syndicat Les Canalisateurs.

Christophe Ruas a succédé à Pierre Rampa à la tête du syndicat des entreprises spécialisées dans la pose et la réhabilitation de réseaux d’eau potable, d’eaux usées et pluviales, d’irrigation, etc.

Lors de l’assemblée générale, du 3 juin 2026, de l’organisation professionnelles Les Canalisateurs, membre de la Fédération nationale des Travaux publics et qui fédère 350 entreprises spécialisées dans la pose et la réhabilitation de réseaux d’eau potable, d’eaux usées et pluviales, d’irrigation, de gaz et fluides divers, Christophe Ruas (voir encadré et photographie) a été élu président, succédant ainsi à Pierre Rampa. « La passation de pouvoir s’est faite en douceur avec Pierre Rampa car il avait décidé un an auparavant de ne pas se représenter et que ma candidature s’est faite naturellement. C’est ainsi que j’ai pu réaliser un Tour de France de six mois et aller à la rencontre de nos adhérents en région pour connaître leurs attentes », explique Christophe Ruas.

« Ce fut une expérience très enrichissante et les retours ont tous été très positifs. Il y a des structures régionales très structurées, épaulées par les Fédérations régionales des Travaux publics (FRTP), qui fonctionnent très bien. Il y a une vraie dynamique régionale. Les adhérents sont très contents des outils que nous leur fournissons, ce qui nous conforte dans nos actions. Ce qui ressort surtout, au-delà des spécificités de chaque région – certaines sont focalisées sur l’amiante, les problèmes de recyclage de produits, les eaux pluviales, etc. – , c’est un besoin de communication au niveau national, par exemple, les aider à faire connaître nos métiers ou à aller à la rencontre des maîtres d’œuvre et d’ouvrages », se réjouit le nouveau président.

La stratégie que Les Canalisateurs souhaitent mettre en place dans les mois à venir consiste à accompagner les adhérents en région en leur donnant les outils capables de faire passer des messages clés, comme montrer le bon exemple. « Si on est tous d’accord pour dire qu’il fait faire plus de réseaux, etc., aujourd’hui, le constat est que, partout en région, des collectivités, des syndicats d’assainissement renouvellent régulièrement leur réseau, mettent les moyens et ont de bons résultats », ajoute Christophe Ruas. Parmi les actions, il cite des outils concrets tels que MonSuiviEau (connaissance et suivi des performances des réseaux d’eau potables et d’assainissement collectif en France) et Seve-TP (éco-comparateur de bilan carbone), des travaux comme le coût de l’inaction et des formations, afin de rendre visibles les conséquences du report des investissements. Un manifeste est d’ailleurs en cours de finalisation pour aider les entreprises à accompagner les élus dans leurs investissements, leur donner des arguments pour convaincre leurs administrés de leur nécessité et les amener à mieux accepter les travaux.

« Un métier d’avenir et très prometteur »

Par ailleurs, les acteurs peuvent être confrontés à des difficultés de recrutement, en particulier dans les grandes villes, en raison du manque de main d’œuvre et du creux d’activités lié aux élections municipales. « Même si la période est un peu compliquée - une inquiétude persiste en ce qui concerne le redémarrage des travaux chez les collectivités, d’où les efforts de pédagogie que l’on va engager – , nous faisons un beau métier, un métier d’avenir et très prometteur. Nous devons donc rendre nos métiers attractifs, ce qui passe par de bonnes conditions de travail, la sécurité sur les chantiers, des rémunérations au-delà de la moyenne, etc. », insiste Christophe Ruas. La profession prône plus de femmes dans les entreprises et investit dans des projets autour des exosquelettes.

« Notre métier est au centre des grands défis de notre époque. Aujourd’hui, la préservation des ressources, l’adaptation au changement climatique et la modernisation de nos infrastructures sont devenues des enjeux partagés. Prendre soin de nos réseaux, c’est aussi préparer l’avenir et transmettre aux générations futures des territoires plus résilients. Face à ces enjeux, Les Canalisateurs continuera d’être présents sur le terrain, à l’écoute de ses adhérents et aux côtés des collectivités », conclut Christophe Ruas.


Portrait du nouveau président
Titulaire d’une maîtrise de chimie et d’un DESS de certificat d’aptitude à l’administration des entreprises, Christophe Ruas est P-DG de la Société régionale de canalisation (SRC), depuis 1995, et de Sarl Leygue, depuis 2002, basée près de Nîmes. Il est également gérant de la Financière Travaux publics et carrière depuis 2008. «
SRC étant adhérent des Canalisateurs depuis 1989, j’ai rapidement rejoint le syndicat dans lequel j’ai notamment été chef de file du groupe de travail “Bien-être au travail” de la FNTP, mené en partenariat avec la direction générale du travail, la CNAM, l’INRS et l’OPPBTP, et vice-président sous la présidence de Pierre Rampa, et dont je préside la commission Prévention depuis 2021 », rappelle Christophe Ruas. Au niveau régional, il préside la délégation gardoise de la Fédérations régionales des Travaux publics (FRTP) et il est trésorier de la FRTP Occitanie depuis dix ans. Christophe Ruas a également initié la création du Label GECO (Granulats de l’économie circulaire d’Occitanie) pour le compte de la FRTP Occitanie, en coordination avec l’Ademe et la Région.

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