Cet équipement permet au Syndicat interdépartemental pour l’assainissement de l’agglomération parisienne (SIAAP) de former ses agents aux risques du métier d’égoutier.
Confronté à des difficultés de recrutement et à un métier difficile, pénible, parfois dangereux, et peu visible du grand public – celui d’égoutier – , le Syndicat interdépartemental pour l’assainissement de l’agglomération parisienne (SIAAP) a inauguré, le 30 septembre dernier, à Colombes (Hauts-de-Seine), un « égout-école », en présence, notamment, de son président Adrien Tiberti. Ce nouvel équipement vient compléter un plateau technique déjà composé, entre autres, d’une mini-usine et de bancs d’essais hydrauliques et électriques, réunis au sein de la Cité de l’eau et de l’assainissement, à Colombes.
Aménagée dans un ancien tronçon du réseau d’assainissement, la nouvelle installation reproduit au plus près les conditions réelles d’intervention en milieu confiné, à savoir les chutes – les ouvrages peuvent atteindre plusieurs dizaines de mètres de profondeur – , la présence possible de gaz toxiques, la montée brutale des eaux, etc., rappelle notre confrère Les Échos. En recréant ainsi les contraintes spécifiques des interventions dans un environnement souterrain d’assainissement, l’égout-école permet aux agents chargés de l’entretien et de l’inspection des canalisations exploitées par le service public de se familiariser avec les risques du terrain et de développer les réflexes indispensables à leur sécurité.
« Avec cet “égout-école” [le montant du projet est de 500 000 euros, selon Les Échos, NDR], nous proposons à nos agents un nouvel espace de formation afin d’améliorer la prévention vis-à-vis des accidents du travail et des maladies professionnelles, et de permettre à nos agents d’évoluer en sécurité », indique Adrien Tiberti. Le SIAAP rappelle que le renouvellement obligatoire du Certificat d’aptitude à travailler en espace confiné (Catec) tous les trois ans concerne près de 400 de ses agents.

