Avec la signature du contrat de territoire 2025-2030, les deux organismes renforcent leur partenariat historique au service de l’assainissement et de la préservation des milieux aquatiques.
François-Marie Didier (voir photographie), président du SIAAP[1], Marie Gautier-Melleray, préfète et secrétaire générale aux politiques publiques de la préfecture de la région d’Île-de-France (préfecture de Paris), et Sandrine Rocard (voir photographie), directrice générale de l’agence de l’eau Seine-Normandie, accompagnée de Vincent Graffin, directeur territorial Seine francilienne, ont signé officiellement, le 4 février 2026, le cinquième contrat de territoire liant les deux institutions pour la période 2025-2030.
Cette signature marque une nouvelle étape d’un partenariat engagé depuis plus de 25 ans au service de l’amélioration continue du système d’assainissement et de la qualité des milieux aquatiques. Depuis 1999, l’agence de l’eau accompagne en effet, techniquement et financièrement, le SIAAP à travers des contrats de territoire pluriannuels, combinant subventions et avances remboursables, afin de soutenir son programme d’investissement. Le précédent contrat (2019-2024) a atteint un taux d’exécution de 99 %, témoignant de la capacité du SIAAP à transformer les engagements financiers en actions concrètes.
Le nouveau contrat de territoire, pour la période 2025-2030, s’inscrit dans le cadre du 12e programme d’intervention « Eau, climat et biodiversité », adopté en novembre 2024, et s’articulant avec le Schéma directeur industriel (SDI) du syndicat interdépartemental. Ce contrat confirme le rôle de l’agence de l’eau Seine-Normandie comme partenaire technique et financier majeur et durable de la politique d’assainissement portée par le SIAAP.
Les trois axes prioritaires sur lequel repose le contrat sont, le premier, le renforcement de la performance de l’assainissement, afin d’atteindre les objectifs de la directive-cadre sur l’eau (DCE) dans un contexte de changement climatique et d’adapter progressivement le système d’assainissement aux exigences de la révision de la directive Eaux résiduaires urbaines (DERU), le deuxième, la réduction de la pression anthropique sur les masses d’eau, notamment à travers le plan eau (désimperméabilisation, gestion à la source des eaux pluviales, réutilisation des eaux traitées, diminution des prélèvements et protection des captages) et, le troisième, la préservation de la biodiversité.
421 M€ d’opérations prioritaires
Le contrat de territoire identifie 421 millions d’euros d’opérations prioritaires que le SIAAP s’engage à réaliser entre 2025 et 2030. Du côté de l’agence de l’eau, il s’agit de prioriser l’instruction technique et financière de ces opérations, qui sont par ailleurs inscrites dans le Plan pluriannuel d’investissement (PPI) du SIAAP. Ces investissements se répartissent principalement entre 387 M€ pour le renforcement des performances du système d’assainissement, 22 M€ pour la sobriété et l’adaptation au changement climatique, 10 M€ en faveur de la biodiversité et 2 M€ dédiés à l’animation territoriale.
En investissant dans la performance épuratoire, la réduction des pollutions et la résilience des infrastructures, le SIAAP et l’agence de l’eau réaffirment leur engagement commun en faveur d’un service public de l’assainissement durable, performant et adapté aux défis climatiques via la protection des milieux aquatiques, la reconquête de la qualité de l’eau et la préservation de la biodiversité.

