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Le risque inondation représente le premier risque naturel en France : plus de 8000 communes et de deux millions de personnes y sont potentiellement vulnérables. Les événements tragiques du delta du Rhône en 2003, du Gard en 2002 ou de l'Aude en 1999 ont souligné les enjeux de sécurité publique associés à ce risque. Si les dommages directement liés aux inondations se traduisent par des coûts considérables, les effets indirects, quant à eux, affectent durablement l'économie locale voire nationale pour les plus grands fleuves. A titre d'exemple, une crue identique à celle de 1910 sur la Seine, aujourd'hui, coûterait à la collectivité nationale de l'ordre de 10 milliards d'euros de dommages directs. Les protections rapprochées ont démontré leurs limites. La restauration des champs d'expansion des crues, la prise en compte du risque dans l'urbanisme, la réduction de la vulnérabilité et le renforcement de la conscience du risque apparaissent ainsi désormais comme les actions de prévention des inondations les plus efficaces pour limiter durablement les dommages aux personnes et aux biens. Pour recueillir et diffuser les meilleures pratiques en matière de ralentissement des eaux, la direction de l'eau du ministère de l'écologie et du développement durable a demandé à Jean Dunglas de constituer et de présider un groupe de travail composé de représentants des maîtres d'ouvrages et des services de l'État. Son expérience de ce domaine, notamment dans la gestion des crues du Bassin Oise-Aisne, a permis de constituer le présent guide qui livre des informations techniques et réglementaires utiles pour la conduite de projet.

2004 - Document de 130 p au format PDF, téléchargeable gratuitement à l'adresse : http://www.ecologie.gouv.fr/article.php3-id_article=3091