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Dans le cadre de leur développement économique, notamment par le biais des créations de zones d'activités commerciales, les collectivités territoriales sont amenées à réaliser d'importants travaux sur leurs réseaux d'assainissement, avec en particulier la création de nouveaux collecteurs pour acheminer les eaux usées conséquentes de ces nouvelles surfaces. Reportages à Guipavas (29), avec le développement de la zone du Froutven.

La communauté urbaine Brest Métropole Océane (BMO), qui compte 213.000 habitants répartis sur 8 communes, s'est lancée dans l'aménagement de la zone d'activité du Froutven, laquelle s'apprête à inaugurer dans quelques semaines l'ouverture de plusieurs grandes enseignes commerciales telles qu'Ikea ou Décathlon. Les études préalables à l'urbanisation de cette zone ont mis en évidence l'insuffisance du réseau actuel, et de ce fait, la nécessité de créer un collecteur gravitaire de 500 m sur une longueur de 3.000 m pour acheminer les eaux usées vers la toute récente station d'épuration de la zone portuaire, via le poste de relevage du Moulin Blanc. Le tracé de cette nouvelle canalisation emprunte inévitablement la Vallée du Costour, dont la richesse écologique et historique est incontestée. Si l'impact des travaux sur cette vallée sont inéluctables (déboisements, terrassements, circulation d'engins') ils ont été minimisés autant que possible, grâce à une étude menée avec minutie par le Maître d'ouvrage (BMO) en étroite collaboration avec le maître d'?uvre, Sogreah Consultants. Prendre en compte tous les aspects environnementaux « Minimiser les impacts sur l'environnement », telle était la devise de Nicolas Conq, en charge du dossier chez Sogreah Consultants. Accompagné d'un écologue, il leur a fallu prendre en compte tous les aspects environnementaux du site (arbres classés, réserve d'eau brute, ruisseau) et établir un Plan Assurance Environnement (PAE) contractuel qui impose les conditions d'exécution et de déroulement du chantier sous peine de pénalités. Les études préliminaires ont abouti à une présélection des matériaux envisageables au vu du contexte, notamment du fait de la pose de la canalisation d'eaux usées avec un ruisseau contigu, la traversée de terrains vasards et la présence d'une importante réserve d'eau brute servant à l'alimentation en eau potable d'une partie des habitations voisines. C?est le PRV (Polyester renforcé de Verre) centrifugé fourni par la société Hobas qui s'est imposé, tant pour la canalisation d'eaux usées (1400 ml en 500 mm et 600 mm ?PN1 SN 10.000 ) que pour la reprise de l'actuelle canalisation d'eau brute (1015 ml en diamètre 300 PN6 SN 10 000). Le groupement d'entreprises composé des sociétés Sade, DLE et Marc SA a été chargé d'exécuter les travaux en moins de cinq mois' Le PRV, un matériau adapté aux environnements sensibles Outre les qualités reconnues du PRV (résistance à la corrosion et à l'abrasion, pérennité dans le temps, bon coefficient hydraulique, rigidité longitudinale?) trois raisons principales expliquent le choix des canalisations proposées par la Hobas : - La résistance élevée du PRV à l'ovalisation s'avérait importante du fait qu'à certains endroits, la couche qui recouvre la canalisation approchait 6 mètres. - La légèreté du matériau (360 kilos pour une canalisation de 6 mètres en diamètre 600) a permis de limiter le déboisement nécessaire à la manutention des tuyaux, mais également l'utilisation de pelleteuse traditionnelle là ou il aurait fallu des engins plus lourds avec des canalisations de type béton ou fonte. Le critère de la légèreté des tubes a également permis de limiter les risques liés à l'approvisionnement en zone humide. - Le dernier critère, non moins déterminant, fût celui de l'étanchéité de l'ouvrage, auquel le PRV répond parfaitement. En effet, les tubes sont assemblés au moyen de manchons pré-montés en usine. Ces manchons de Type FWC sont fabriqués par bobinage de verre et imprégnation de résine Polyester sur des bagues nervurées en EPDM. Ces bagues ont un profil à deux lèvres et une butée incorporée qui couvre la longueur totale du manchon, garant de l'étanchéité parfaite. Par ailleurs, l'offre « tuyaux + regards » proposée par un seul fournisseur dans un même matériau a séduit le maître d'?uvre : « Cette homogénéité assure une parfaite étanchéité du réseau qui est indispensable sur ce chantier du fait de son passage à proximité de la réserve d'eau brute » explique Monsieur Maudet de la Sade. De plus, au niveau des assurances, « la mise en ?uvre d'un système monolithique tuyaux/regards fourni par un seul et même fournisseur permet d'éviter les renvois de responsabilités en cas de dysfonctionnement d'étanchéité dans la liaison tuyaux regards » souligne Jean-Marie Joussin directeur général d'Hobas France. Au total, pas moins de 47 regards préfabriqués (DN 1000) et 39 Tés de visite (DN 300) ont été fournis par Hobas. Si la pose de cette nouvelle canalisation laissera indéniablement des cicatrices sur le milieu naturel, les mesures compensatoires prises au titre de la loi sur l'eau permettront à l'issue des travaux de valoriser le site, grâce notamment à une remise à l'état naturel du ruisseau à deux endroits, et à la suppression de la disgracieuse canalisation en PVC qui assurait précédemment le transfert des eaux brutes vers la station d'eau potable.