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Entreprises

Le programme RISE du CNRS accompagne 15 nouveaux projets innovants

03 février 2026 Paru dans le N°489 ( mots)
© LAAS-CNRS – Vincent Raimbault, chercheur au Laboratory for Analysis and Architecture of Systems (LAAS-CNRS).

Parmi les 15 projets de la 14e promotion du programme, OpenProbe vise à développer une sonde multiparamétrique à bas coût pour compléter les systèmes d’observation in situ existants comme les flotteurs.

Dans le cadre du programme d’accompagnement RISE du Centre national de la recherche scientifique (CNRS), la 14e promotion a accueilli 15 projets innovants, qui ont été sélectionnés parmi 43 candidatures initiales issus des résultats de la recherche en laboratoires sous la tutelle du CNRS, lors d’une cérémonie organisée le 17 décembre 2025 à la Maison de la Chimie. Rappelons que le programme RISE, constitué d’une équipe d’experts et de mentors, accompagne les projets de jeunes pousses innovantes de l’idée à la structuration, jusqu’à la création de société et dans les premières phases de financement.

L’un de ces 15 projets, OpenProbe, vise à démocratiser lobservation des milieux aquatiques grâce à une sonde multiparamètre low-tech issue dune approche innovante mobilisant des composants de lInternet des objets (IoT). Porté par Stéphanie Cuven, coordinatrice de programmes internationaux au Mercator Ocean International, et Vincent Raimbault (voir photographie), chercheur au Laboratory for Analysis and Architecture of Systems (LAAS-CNRS ; UPR 8001) à Toulouse (Haute-Garonne), ce projet permet de suivre la qualité de leau, dévaluer le fonctionnement des bassins versants, de sécuriser les zones de baignade et de déployer des suivis autonomes des zones côtières peu couvertes.

Lobservation de locéan est essentielle pour mieux comprendre limpact du changement climatique sur son métabolisme, labsorption du carbone, la production primaire et de nombreux autres paramètres directement liés à la société humaine et à toutes les formes de vie. Si la télédétection fournit des données extrêmement précieuses, les capteurs in situ restent essentiels pour comprendre les processus physiques et biogéochimiques complexes. Mais les capteurs qui existent sur le marché sont notamment très chers : entre 10 000 et 15 000 euros le flotteur Argo, autour de 100 000 euros pour un flotteur biogéochimique Argo (BGC-Argo).

Un coût de fabrication inférieur à 300 €

Les océanographes recherchent donc des capteurs abordables, compacts, de faible puissance, robustes et capables de fonctionner in situ dans des endroits éloignés sans intervention humaine pendant de longues périodes. Le projet OpenProbe vise à développer une sonde multiparamétrique – conductivité, température, profondeur (CTD), oxygène dissous, chlorophylle a, turbidité et rayonnement photosynthétiquement actif – à bas coût pouvant être intégrée dans tous les types de vecteurs marins (drones, profileurs, bouées) pour compléter les systèmes dobservation in situ existants.

Afin de pouvoir proposer le capteur à une fraction du coût des solutions actuelles (coût de fabrication inférieur à 300 €), l’approche repose sur lutilisation de composants commerciaux disponibles sur étagère (COTS), qui sont réaffectés de leur utilisation principale et transformés en capteurs environnementaux. Une stratégie modulaire et open source/open hardware garantit que le système peut être facilement reproduit ou modifié par des utilisateurs potentiels pour des cas dutilisation spécifiques.