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Le premier contrat de partenariat public privé du secteur de l'eau et de l'assainissement en France signé par l'aéroport Toulouse-Blagnac et Lyonnaise des Eaux porte sur la construction et l'exploitation sur 20 ans d'une station de traitement des eaux pluviales de l'aéroport. Le montant de l'investissement - plus de 10 millions d'euros - sera pris en charge par Lyonnaise des Eaux.

Le contrat de partenariat public-privé est un contrat public qui permet de confier à une entreprise privée une mission globale (conception, construction, financement et exploitation), contre une rémunération jalonnée dans le temps. Pour respecter l'arrêté préfectoral sur l'eau du 26 février 2006 et poursuivre sa démarche de management environnemental, l'Aéroport Toulouse-Blagnac a fait le choix d'un partenariat public-privé qui est apparu comme la réponse la plus adaptée aux besoins de l'aéroport, tant en terme de délai de réalisation, qu'en terme de solutions aux contraintes techniques et environnementales. Lyonnaise des Eaux qui travaille depuis 15 ans avec Aéroports de Paris a été choisie pour son expertise reconnue dans le traitement des eaux pluviales en milieu aéroportuaire. L?augmentation des surfaces imperméabilisées sur l'aéroport a rendu nécessaire la réalisation de cette unité de traitement. Les travaux de construction devraient débuter à l'automne 2007 pour une mise en service en avril 2009. Ce contrat permet de confier à Lyonnaise des Eaux, unique interlocuteur et mandataire de l'aéroport, une mission globale de financement, conception, construction, maintenance et de gestion de l'ouvrage dans un cadre de longue durée et contre un paiement étalé dans le temps. Dans le cadre de ce partenariat public privé, 19% au minimum du montant des travaux sous-traités seront réalisés par des entreprises locales. Afin de respecter l'environnement de la zone aéroportuaire et de la zone périurbaine, Lyonnaise des Eaux s'est engagée à minimiser les nuisances liées au chantier de construction, puis pendant 18 ans celles liées à l'exploitation. Ces engagements concernent les critères de qualité des rejets, la maintenance préventive, ou encore la mise en place d'un système de management environnemental de l'exploitation (certification ISO 14001). De plus, dans le souci de respecter sa proximité avec un cours d'eau d'une part, et une zone d'habitat et d'activité tertiaire d'autre part, l'intégration paysagère et architecturale de l'unité de traitement est particulièrement soignée : les ouvrages en béton sont recouverts d'un bardage de bois et les abords du site sont enherbés et plantés. La station de traitement des eaux pluviales devra faire face à deux problématiques majeures : la surface imperméabilisée qui sera portée, à terme, à 140 hectares, soit un volume d'eau à traiter estimé à 700 000 m3 par an et des eaux susceptibles de contenir trois types de polluants : des matières en suspension, des hydrocarbures et des produits de déverglaçage et de dégivrage des pistes et des avions en saison hivernale. Le traitement des eaux pluviales s'effectuera en trois étapes :