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L?Office National de l'Assainissement du Sénégal (ONAS) et Stereau, filiale ingénierie du groupe Saur, viennent d'inaugurer l'extension et la mise aux normes de la filière eau de la plus importante station d'épuration des eaux usées à boue activée du Sénégal et de l'Afrique de l'Ouest francophone, la station de Cambérène. Conçue pour faire face à la croissance démographique et au développement du tourisme, cette station constitue une référence en Afrique de l'Ouest dans la maîtrise des impacts environnementaux.

Construite en 1989, la station de Cambérène a été réhabilitée pour renforcer les installations de la station existante et accroître la capacité de traitement qui atteint aujourd'hui 19.200 m3/j (25.000 p.e.). En 2010, une nouvelle tranche permettra de doubler sa capacité. L?ONAS, précurseur des pays de l'Afrique de l'Ouest francophones dans l'assainissement domestique et industriel, et Stereau ont opté en faveur de la réutilisation des eaux usées épurées pour l'arrosage du Golf de la Technopole (2.000 m3/j) et pour l'irrigation d'exploitations agricoles et des entreprises locales de BTP (3.700 m3/j). Ces choix doivent permettre de préserver les ressources en eau et de limiter la consommation en eau potable aux seuls usages exigeant cette qualité, atout majeur pour lutter contre les situations de stress hydrique. Cette station offre également une qualité de rejet des eaux traitées supérieure aux objectifs visés. Elle élimine les micro-organismes pathogènes ou encore les pollutions carbonées sous le contrôle quotidien des laboratoires de l'ONAS, directement implantés sur le site. En parallèle, une filière de valorisation des boues permet de les réutiliser en compost. Les boues, riches en matières organiques et éléments fertilisants comme l'azote ou le phosphore, sont utilisées comme engrais naturels par les associations agricoles locales. Du biogaz est également produit grâce à cette filière de valorisation des boues. Il est utilisé pour alimenter la station en électricité lors des défaillances des réseaux par un groupe électrogène (300 KVA) et favorise ainsi l'économie d'énergies fossiles. Le montant de cette réhabilitation avoisine les 8,7 millions d'euros HT.