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30 novembre 2007 Paru dans N°306
Qu'est-ce qui est plus précieux que l'or ou le pétrole ? Plus nécessaire que le blé ou le riz ? Tout simplement l'eau. L'eau douce, l'eau salubre, l'eau pure, l'eau vive. Il n'est donc pas étonnant que de tout temps, la maîtrise de l'eau ai retenu l'attention de l'homme. Dès que l'eau devient rare, il cherche à la garder pour lui seul. S'il n'en a pas suffisamment, il cherche à la conquérir. Au besoin chez le voisin. Et, si nécessaire, au moyen des armes. Dans un monde où l'approvisionnement en eau est limité en quantité, où la demande double tous les trente ans, et où un pays sur six reçoit plus de la moitié de son eau d'un pays amont, le risque est grand de voir l'eau devenir l'objet de convoitises. Ceux qui sont enclins à la guerre pourront alors trouver dans l'eau prétexte au combat. La communauté internationale saura-t-elle prendre la mesure de ce phénomène hydropolitique déstabilisateur ? N'est-il pas temps de chercher à éviter le risque de voir la pénurie se dégénérer un jour, dans des régions potentiellement hydroconflictuelles, en bains de sang ?

2004 - Format 13 x 21 cm - 248 p - 28 -