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Ressource irremplaçable de plus en plus exploitée, l'eau douce est devenue un enjeu majeur de l'agenda international. Cependant, le domaine de la gestion de l'eau est vaste et rassemble toute les difficultés qu'il y a à concilier l'économique, le social et l'environnemental, les trois piliers du développement durable. Qui plus est, environ 40 % de la population mondiale vit dans plus de 240 bassins hydrographiques communs à deux ou plusieurs États. Leurs ressources en eau doivent donc être partagées. Or, une gestion durable dans ces bassins requiert, non seulement que les moyens humains, techniques, juridiques, économiques et financiers soient utilisés de manière adéquate - en tenant compte des interdépendances écologiques et de l'ensemble des utilisations et des besoins -, mais également que ces moyens, ces utilisations et ces besoins s'articulent avec ceux des États et populations co-riverains. Cet objectif se heurte à l'aspect stratégique de la ressource et donc, dans une certaine mesure, à la souveraineté des États. La mise en place d'une coopération pour mieux gérer la ressource partagée devient alors une question cruciale. Cet ouvrage se propose d'étudier la façon dont a été instaurée une coopération pour gérer les cours d'eau internationaux dans trois grands bassins asiatiques, ceux de la mer d'Aral, du Gange-Brahmapoutre et du Mékong. Au travers de l'étude de cas, émergent les facteurs favorables et les freins qui subsistent à l'établissement d'une gestion conjointe, qui croisent et se nourrissent de phénomènes plus transversaux : décolonisation, essor du développement durable, effondrement du bloc de l'Est, mondialisation, bonne gouvernance, privatisation croissante... La mise en perspective des choix effectués dans différents bassins permet - au delà des circonstances et caractéristiques propres à chacun d'eux - de tirer des leçons plus générales sur la construction, le fonctionnement et les limites des régimes juridiques de coopération mis en place, en termes de promotion d'une gestion concertée et durable. Au croisement du droit international de l'environnement, du droit du développement et économique, des droits de l'homme aussi, la mise en perspective permet également de dessiner les contours du rôle que peut et doit jouer le droit dans la mise en place d'une gestion intégrée des ressources en eau partagées.

2005 - Format 16 X 24 cm - 405 p - prix : 45 -