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Actualités France

L’augmentation de la facture énergétique se situe au premier rang des préoccupations des collectivités

13 octobre 2022 Paru dans le N°455 ( mots)
© Département de la Savoie

La hausse des factures énergétiques des collectivités est en passe de devenir un véritable enjeu de société. Pour Amorce, elle se traduit par dix actions efficaces à mettre en œuvre dès cet hiver. Pour la FNCCR, les attentes démontrent qu’il faut clairement s’appuyer sur l’économie circulaire.

« Avant la crise énergétique de ce début d’année, les collectivités locales dépensaient 3,86 milliards d’euros pour couvrir les consommations énergétiques de leur patrimoine (bâtiments publics, éclairage public, flotte de véhicules...) soit environ 57 €/habitant et 5 % de leur budget de fonctionnement. Une facture qui va exploser en 2022 et 2023 impactant ainsi durement les finances locales et le maintien de services essentiels à la population. La sobriété énergétique devient donc indispensable pour limiter cette hausse des factures, d’autant plus que les prix de l’énergie devraient rester élevés pendant plusieurs années » alerte Amorce dans un communiqué.

 Dix actions de court-terme   

Face à cette crise, Amorce, l’AMF et Intercommunalités de France avec le soutien de la Banque des Territoires, ont travaillé sur une proposition de plan de sobriété énergétique à mettre en place par les collectivités. Sur près de 800 propositions d’actions, dix actions principales, applicables à court-terme, visent la réduction de l’empreinte énergétique des bâtiments. Un outil en ligne gratuit et indépendant, e-SHERPA, est mis à la disposition des collectivités pour leur permettre d’identifier les bâtiments les plus énergivores de leur parc, de comparer les consommations des bâtiments avec la moyenne nationale, d’identifier les actions les plus efficientes économiquement et écologiquement et estimer les coûts et financements mobilisables pour chacun des bâtiments.

Au-delà de ces mesures, Amorce appelle le gouvernement à ce que le plan de sobriété pour la France comporte un soutien renforcé pour les collectivités quant à la mise en place d’actions court-terme et long-terme qui nécessitent des investissements et permettront ainsi dans la durée d’éviter les crises.

Une motion pour une gestion de l’eau durable

La FNCCR, à l’occasion de son congrès annuel qui s'est déroulé du 27 au 29 septembre, insiste quant-à-elle sur la nécessité de s’appuyer sur la sobriété et l’économie circulaire et publie parmi les trois motions destinées à une gestion de l’eau durable, une motion intitulée « motion pour faciliter la contribution des collectivités en charge de l’eau à la transition énergétique et l’adaptation des territoires au changement climatique ».

Trois demandes majeures en ressortent :

- La mise en place d’une politique affirmée de développement de l’économie circulaire dans la valorisation des déchets. Il s’agit notamment de donner de la visibilité aux acteurs publics et privés de ces filières avec un cadre règlementaire stable, clair et adapté. Cela concerne en particulier la valorisation des boues d’épuration, pour laquelle il convient de supprimer les freins à la co méthanisation avec d’autres biodéchets et à la valorisation des boues sur les sols, et de lever les incertitudes sur l’utilisation des matières vertes dans le processus de compostage ;

- L’adoption par le gouvernement d’une politique ambitieuse en faveur du développement des capacités de production de biogaz, à partir de la méthanisation et la co-méthanisation de déchets dont les boues issues de l’épuration des eaux usées, en substitution des énergies fossiles, notamment en fixant des tarifs incitatifs d’achat du biogaz ;

- La suppression des blocages absurdes pesant sur les collectivités qui souhaitent développer et gérer elles-mêmes des installations de production d’énergies renouvelables (ex. photovoltaïque). En particulier, l’habilitation générale de chaque collectivité ou groupement à conduire ce type de projet doit être réaffirmée sans que puisse leur être opposée d’exclusivité comme s’il s’agissait de transferts de compétence. En cas de revente d’énergie, la création de régies industrielles et commerciales ne doit pas être imposée. 

Retrouver les 10 actions :  https://www.amf.asso.fr/m/document/fichier.phpFTP=fe092d30e729028f2ffcd390675635b7.pdf&id=41373

Retrouver les motions de la FNCCR disponibles sur le site Internet:https://www.fnccr.asso.fr/article/motions-pour-une-une-gestion-de-leau-durable/

Pascale Meeschaert