Préservation des rivières, qualité des ressources souterraines, lutte contre l’érosion, qualité des eaux côtières et adaptation du littoral au changement climatique sont au cœur des actions programmées.
La communauté de communes de la Côte d’Albâtre, le Syndicat mixte des bassins versants Dun et Veules, le Syndicat mixte des bassins versants Durdent, Saint-Valery, Veulettes, le Syndicat mixte d’eau et d’assainissement du Caux Central, le Syndicat mixte du littoral de la Seine-Maritime, le Conservatoire du littoral, la Fédération départementale des chasseurs de Seine-Maritime et l’agence de l’eau Seine-Normandie ont signé, cet été, le contrat de territoire Durdent, Dun, Veules pour la période 2026-2030. Doté d’un montant de 13,25 millions d’euros, ce programme d’actions concerne 123 communes et plus de 77 000 habitants.
Avec 5,25 M€, l’assainissement constitue le premier poste d’investissement du contrat. Face à la saturation des réseaux lors des épisodes pluvieux ou à l’exposition de certaines installations au recul du trait de côte et aux risques de submersion marine, les actions prévues visent à réduire les rejets vers les cours d’eau et le littoral, améliorer la qualité des eaux côtières et adapter les infrastructures aux effets du changement climatique (déplacement de la station d’épuration [STEP] de Veules-les-Roses, par exemple). Ces actions répondent aussi aux enjeux de qualité des eaux de baignade observés sur plusieurs secteurs du littoral (installation d’un traitement par UV sur la STEP de Cany-Barville).
Près de 3 M€ seront également consacrés à la restauration des rivières, des zones humides et des continuités écologiques. Les actions concerneront à la fois les vallées de la Durdent, du Dun et de la Veules (élaboration du nouveau programme pluriannuel de gestion des rivières et des zones humides, restauration progressive du fonctionnement naturel du cours d’eau, opérations de renaturation…), ainsi que les basses vallées littorales, où les enjeux de biodiversité, de qualité de l’eau et d’adaptation au changement climatique sont étroitement liés.
2,5 M€ pour la protection des ressources en eau
La protection des ressources en eau constitue, avec 2,5 M€, un autre principal volet du contrat. Les nappes souterraines du territoire présentent aujourd’hui un état chimique dégradé principalement sous l'effet des pollutions diffuses. Préserver durablement la qualité de la ressource est donc un enjeu central pour les collectivités et les usagers du territoire. Le contrat concerne 23 captages, dont plusieurs identifiés comme prioritaires, et prévoit la poursuite des démarches déjà engagées pour réduire durablement les pressions exercées sur la ressource grâce à des actions préventives plutôt qu’à des traitements curatifs. Ces démarches couvrent plusieurs milliers d’hectares d’aires d’alimentation de captages et concernent plus de 700 exploitants agricoles. L'enjeu est d’accompagner les évolutions de pratiques afin de réduire durablement les transferts de pesticides, de nitrates et de matières en suspension vers les ressources souterraines.
Enfin, la limitation des phénomènes de ruissellement et d’érosion bénéficieront de 850 000 €. Les syndicats de bassins versants poursuivront le déploiement d’aménagements d’hydraulique douce (haies, fascines, noues, talus végétalisés ou mares) destinés à ralentir les écoulements à la source. Sur les bassins du Dun et de la Veules, l’objectif est de réaliser jusqu’à 2 000 mètres linéaires d’aménagements par an. Sur le bassin de la Durdent, les actions engagées visent à amplifier les aménagements déjà réalisés, avec un objectif de 10 km de haies plantées chaque année, complété par la création ou la restauration de mares.

