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Les entreprises spécialisées dans la conception et la construction d'installations de traitement de l'eau, réunies au sein du Synteau, viennent de publier les données économiques 2010 de leur secteur. Pour la première fois depuis 2005, le secteur enregistre en 2010 sur le marché français une baisse des investissements de 7%.

Avec ses 38 entreprises adhérentes, le Synteau qui regroupe les principales entreprises de la conception et de la construction d'installations de traitement de l'eau (eau potable, eaux résiduaires urbaines et industrielles et eau de process, représente plus de 95% du marché français. Le chiffre d'affaires total réalisé en France par ses adhérents s'est établi en 2010 à 966 millions d'euros, dont près de 75% concerne le traitement des eaux résiduaires urbaines. Ce chiffre d'affaires, couvre les opérations de conception, construction (hors génie civil) et équipement des installations. Or, en 2010, l'activité de traitement des eaux résiduaires a subi pour la première fois depuis 2005 une baisse des investissements de l'ordre de 7%. L?activité conception et construction d'installations de traitement des eaux usées s'est établi à 843 millions ?, dont 745 M? pour les eaux résiduaires urbaines soit un recul de 7,1% par rapport à 2009 et 98 M? pour les eaux résiduaires industrielles soit un recul de 5,6 % par rapport à 2009. L?emploi (63% de cadres, 30% agents de maîtrise, 7% ouvriers) souffre également en enregistrant une baisse de près de 6% en 2010. Les entreprises adhérentes du Synteau réalisent cependant une part importante de leur chiffre d'affaires à l'international qui s'établi à 1 496 millions d'euros dont 412 millions correspondent à l'activité export des entreprises françaises et 1 084 millions à l'activité des filiales basées à l'étranger. L?activité à l'international compense-t-elle l'affaissement de l'activité en France ? Difficile de le savoir car le Synteau, qui ne dispose pas encore de chiffres antérieurs à 2010, ne peut pour l'instant établir de comparaison. Le syndicat indique toutefois que certaines des entreprises qui travaillent à l'international seraient parvenues à compenser la baisse du chiffre d'affaires enregistré sur la France. Reste à expliquer la dégradation du marché en France. La finalisation de travaux de construction et de mise en conformité des stations d'épuration exigés par la directive ERU et conjoncture économique, notamment pour le secteur industriel, seraient à l'origine de cette première inflexion. Pour autant, des travaux de rénovation et de modernisation des installations existantes restent à mener, et de nouveaux défis environnementaux sont à relever à commencer par les exigences fixées par la DCE et la mise en ?uvre de loi Grenelle II. Les entreprises du Synteau restent donc très attentives aux mesures qui restent à prendre pour répondre à ces objectifs de développement durable : atteindre le bon état écologique des masses d'eau d'ici 2015, recycler les eaux usées traitées, valoriser le potentiel énergétique des boues (biogaz?)?