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L?Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset) vient de procéder à une évaluation de l'impact de la nouvelle directive sur le classement actuel des eaux de baignade françaises. Il en ressort que le pourcentage de sites de baignades de qualité Excellente serait dans tous les cas supérieur ou égal à celui de l'actuelle classe A. La nouvelle directive conduit également à une diminution du pourcentage de sites non-conformes lorsque les prélèvements correspondant à des situations de pollution à court terme sont écartés.

La protection des eaux de baignade a été l'un des premiers éléments de la politique européenne dans le domaine de l'eau. Mais vieille de 30 ans, la directive « eau de baignade » a laissé la place à un nouveau texte adopté en janvier 2006. Ce texte est le fruit de nombreuses tractations entre le Parlement européen et certains Etats membres inquiets du coût généré par un durcissement de la réglementation. Le Parlement a donc fini par adopter un texte en retrait par rapport aux ambitions initiales. Concrètement, les mesures de qualité des eaux porteront sur 2 paramètres indicateurs des matières fécales présentes dans les eaux de baignade, entérocoques intestinaux et Escherichia Coli, au lieu de 19 aujourd'hui. Les 3 catégories de qualité actuelles - excellente, bonne, insuffisante ? laisseront place à 4 avec l'ajout de la catégorie « suffisante » pour ne pas pénaliser trop de communes dont la qualité des eaux est médiocre. Autres changements, le classement s'effectue sur les 4 dernières années de données et surtout, certains résultats de mesure peuvent être écartés s'ils correspondent à une situation de pollution à court terme. Dans le cadre de la mise en place de cette nouvelle directive et de sa transposition en droit français, la Direction générale de la santé a demandé à l'Afsset d'évaluer l'impact du nouveau texte sur le classement actuel des eaux de baignade française. Le nombre de baignades présent dans chaque classe de qualité de la nouvelle directive (excellente, bonne, suffisante, et insuffisante), calculé à partir des données 2003-2006, a été comparé à celui présent dans chaque classe de l'ancienne directive : A (de bonne qualité), B (qualité moyenne), C (eau pouvant être momentanément polluée) et D (eau de mauvaise qualité) pour l'année 2006. Les résultats de cette comparaison, résumés en 6 points dans le rapport de l'Afsset, concluent que le pourcentage de sites de baignades présents dans la classe de qualité « Excellente » est dans tous les cas supérieur ou égal à celui de l'actuelle classe A. Par ailleurs, lorsque les prélèvements considérés comme correspondant à des situations de pollution à court terme sont écartés, la nouvelle directive conduit à une diminution du pourcentage de sites non-conformes. «L?élimination en partie des données les plus élevées impacte donc considérablement les résultats de classement, ce qui pose la question de la robustesse de la méthodologie de la directive 2006/7/CE » s'inquiètent les auteurs du rapport. L?Afsset a donc été sollicitée par les pouvoirs publics pour travailler sur la détermination d'une valeur seuil à partir de laquelle il existerait un risque sanitaire pour les baigneurs nécessitant la mise en place de mesures de gestion allant jusqu'à la fermeture temporaire du site. Pour en savoir plus : http://www.afsset.fr